Bio d'un Blogueur Blagueur
Privé de légo quand il était petit et confiné dans sa carrée par un père abusif et une mère allusive, ce petit mal-traité qui deviendra plus tard un manuel de bonne conduite, ni à gauche ni à droite, mais plus souvent en état d’ivresse logorrhéique, se réfugia très vite dans ses pensées quoique la panse évidée.
Ainsi conçut il sa raison de vivre : blogue aujourdhui et garde toi de débloguer demain ! Il en vint ainsi à des jeux de vilains blogs, à des billets tout d’humeur contenue, nimbée des halos d’une carrière de communicant qui ne sait ni quoi, ni pourquoi ni comment. Heureusement Nicky le comprenait : il en fallait de la patience pour cette amazone (les tables sont en bois de ce pays pour une fée du débit) pour le supporter alors qu’il connut une phase aiguë qui le conduisit à débloguer en pleine nuit.
Son blogisme s’était déclaré à l’âge où d’autres apprennent l’alphabet et il multiplia les blogs, alors que ses petits camarades qui voulaient tant le bloguer sur un écran dans un coin de la salle informatique ânonaient leur table de multiplication . On l’apercevait même parfois en culottes courtes monter des blogs de béton avec son oncle franc-maçon. Pour le certificat d’études ses blogs sur la Marseillaise furent repris en choeur par sa classe pour la remise des prix et il n’eut droit qu’à un accessit qui le fit bégayer un vague bloguement.
Admis en mat sup, (oui, oui après un blog scientifique !) il inventa le blog créatif, sorte de phénix (pénis ?) qui renaissait chaque matin des cendres chaudes de ses cauchemars nocturnes.. Il passa ensuite au blog professionnel grâce à une pratique quotidienne de blogs ménagers qu’il réussit à automatiser à l’aide de configurations neuronales qu’il activait à chaque rencontre avec ses adeptes . Comme il en rêvait toutes les nuits, sa production s’accrut à tel point qu’il décida d’en faire commerce, faute d’autres charmes personnels.
Il dut alors acquitter toutes les taxes qui incombent à ces professions libérales auxquelles le fisc est si attentif pour tondre les inconscients qui s‘y aventurent: la TVA, la Taxe sur la Vanité Abusive; la TIPP, la Taxe Internet pour les Producteurs Prolixes, l’IRPP, l’Imposition Régulière des Plaisanteries Polissonnes, l’ISF, l’Impôt Sidérant de Fiction, la taxe d’habitation pour ses rêves qui l’habitaient, la taxe sur les locaux (réservée aux espagnols fous). Evidemment il fut passible de la taxe spécifique appliquée à tous les blogueurs qui tournent en rond avec leurs adeptes sur un blog, la fameuse TP, Taxe Péripapéticienne. Comme il débloguait au carré aussi au milieu des bois, il eut droit, sans qu’aucun biais (rond, triangle ou autre losange) ne lui permit d’y échapper , à la DFCI, l’impôt sur la Défonce Facétieuse Contrevenant à l’Insignifiance. Devant cette avalanche, il dut renoncer aux brouillons pour s’exonérer de la taxe sur les ordures ménagères et souscrivit à l’Agenda 21. Pour éviter tout risque supplémentaire d’imposition, il abattit le prunier de son jardin et élimina le massif de pervenches dont il était si fier. Enfin pour pallier tout faux pas, il renonça aux bals de villages dont il était si friand ainsi qu’aux apéritifs servis avec des amuse-gueules. C’était honorable de sa part évidemment.
Il commençait à s’amender et pour réussir dans cette folle entreprise, il dut perfectionner son art dans une école de commerce de ronron (pardon, de renom, je confond avec mon chat, qui s’entend mal avec mon bull-blog) . Il en fit d’un coup vingt cent et puis des mille dont certains devinrent câlins et même s’il vit parfois plus loin que son bey, ne dicte jamais plus d’un blog à la fois à son MP3,
Dès lors il fit des blogs en grand, complètement obsédé par sa passion dévorante. Il ne fit pas les choses à sa moitié : il lui préféra des blogs et, dans la moiteur de la nuit, il lui en fit voir de toutes les couleurs . Couché avec un blog en tête, il se levait avant le chant du coq pour ne pas être trahi et rivait un œil dans le judas pour éviter tout espion, Alors dans le camp du choc, il débitait à tout va le blog entier qui avait hanté sa nuit.. Un matin, on l’entendit même débloguer sur une radio inter : dites moi, Monsieur le Blogueur, ce qui arrive aux blogueurs quand ils se marient ? insista sans abdiquer le journaleux en se marrant.
EPIBLOG :
Finalement, ses filles eurent sa peau : Line commandait ses repas par blogs et la petite, l’autre, était perdue depuis longtemps entre les blogs de son père et les blagues de sa mère.. L’une et l’autre lui faisaient directement parvenir leurs bulletins trimestriels de notes par blogs. Un vrai ménage de blogueurs !
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