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février 2006

28 février 2006

Projet d'entreprise

Devant la difficulté croissante (tout augmente !) de motiver les salariés ( malgré la pyramide de Maslow  qui commence à se momifier) dont la vie de travail est devenue une parenthèse plus ou moins Manager_1 supportable dans une vie de loisirs, notre nouvelle agence de com (dé)composée de seniors chenus et d’accortes donzelles « Marquis de Sade ® » propose à tous les dirigeants désireux d’être in, ses services  chic et choc.

Notre concept innovant, découvert par nos créatifs tondus, est basé sur les études les plus récentes concernant notre fonctionnement cérébral qui conduisent tous les psys à affirmer qu’il n’y a pas de type top.

Inutile désormais de faire appel aux sentiments dégoulinants de bienveillance, d’empathie et d’écoute active : cela ne marche pas. Comme par ailleurs les caisses sont vides, que les fonds de placement qui investissent dans nos entreprises exigent un rendement supérieur à 15 %, que les appels d’offres sont de plus en plus concurrentiels, l’argent ne peut plus être jeté dans les bouches goulues du salarié à titre de récompenses, de primes ou autres avantages qui discréditent la case bénéfice net en bas à droite de l’escalier de la concierge. (excusez notre comptable qui a parfois des absences et quelques confusions : il sera l’objet de notre prochaine campagne de com labellisée « Marquis de Sade »)

Notre concept ? Ah oui !  Innovant disais-je. Il a déjà été utilisé en littérature avec succès (à moins que ce ne soit avec une gênoise ou une religieuse chocolat de passage en nos locaux), mais aussi dans les films dégoulinants d’hémoglobine, dans tous les théâtres (sic) d’opérations (opérettes, appelées par certains boucheries) du monde en Irak, Algérie, Vietnam, Tchétchénie, Afghanistan, Colombie, de l’Albanie (queue ni tête) au Zambèze qui coule dans les gorges profondes de la Rhodésie en fait (pas en fête) .

Notre concept se résume ainsi : rien ne vaut un amas de cadavres laids, mal et mien humiliés, violés, torturés, défigurés pour faire vendre, attirer des dons comme pour le récent Tsumani ou Katrina et augmenter la richesse de tous ceux qui en font commerce.

Ce concept est donc désormais à la disposition des managers allumés,-oh pardon !- éclairés, voulais-je dire . Notre concept innovant est en réalité vieux comme le monde. Si on ne fait pas de littérature avec de bons sentiments, on fait encore moins une entreprise efficace, rentable, compétitive et de qualité avec la sensiblerie des RH traditionnels armés de leur seul Lamy qui leur veut du mal .
Notre dernière campagne de com « Marquis de Sade » est remarquable à cet égard (quoique sans aucun égard pour quiconque) à travers des slogans ciselés au coin du bon sens (attention giratoire à girouette) :par les plus grands experts consultés dans l’ici et l’au delà ( parfois dans l’eau de feu) . Voici donc en exclusivité quelques conseils lumineux ( comme les illuminés du sentier du même nom) des dé-managers qui ont marqué notre histoire :

  • Respectez les normes et procédures  signé Adolf Hitler

  • Transmettez sans délai toutes les infos en votre possession, signé Goebbels, (ministre de l’information du ci-devant sidérant)

  • Pilotez avec rigueur, signé Oussama ben Laden

  • Soyez solidaires , signé Clovis (n’a jamais su qui était le casseur du vase de Soissons)

  • Menez vos projets à bien, signé Milosevic

  • Méfiez vous du bon dieu qui est en vous, signé Joseph Staline

  • Je suis inquiet pour votre dos quand vous soulevez un colis, Napoléon sacré à (tour  de) Reims

  • Evitez de pratiquer la politique de la terre brûlée, Attila

  • Attention,  boire le jour nuit gravement à la santé mentale de votre chef, G.W.Bush

  • L’ascension se fait toujours sur le dos des autres, Mitterrand à la roche de Solutré.

  • Evitez d’enfiler les perles (Harbour), Roosevelt élu dans un fauteuil (roulant) juste avant d’ordonner le largage de deux bombes atomiques sur le Japon.

Une question fondamentale se pose alors : lequel parmi ces bienfaiteurs de l’humanité peut nous aider à être plus efficace et à motiver une équipe?

Si vous ne trouvez pas d’autre alternative à cette question, nous tenons à votre disposition  les portraits de ces grands hommes et les slogans qui peuvent relooker avec Ben Hur votre projet d’entreprise. Ils ornent chacun de nos posters et affiches de toutes dimensions. Ils se déclinent dans toute une gamme de communication stylos, briquets, affichettes, macarons, vidéos, oriflammes, bulletins de paie, bulletins de vote (spécial mairies), cartes de visites, badges et autres gadgets personnalisés au logo de votre entreprise. Nous vous les faisons parvenir sur simple demande.

Piffuit mon canard

piffuit_publigande Piffuit, c’est mon canard. Je l’appelle ainsi car c’est tout ce qu’il sait dire et son cœur qui soupire n’a  pas d’autre désir. Pifuit, depuis deux ans que j’essaie de le démutiser chaque jour en lui lançant sa poignée de maïs garanti sans OGM, s’épuise en soufflotant : piffuit, siffle-t-il en allongeant son cou et en remuant sa queue qu’il a fort longue, noire et blanche comme le reste de son plumage. Pas une trace de gris malgré son grand âge.

Il a aussi le cou à moitié dénudé tant il a souffert. Eh oui Piffuit est longtemps resté muet au sein de la basse cour qui comptait alors trois autres canes et canards, deux beaux coqs arrogants et cinq poules mutines qui me fournissaient chaque jour autant d’œufs frais.

Piffuit, à l’époque poussait des cris d’orfraie  car il était pourchassé par ses congénères qui plantaient leurs becs acérés dans son cou. Il avait donc appris à se terrer dans un coin du poulailler afin que nul ne  le trouve. En pure perte. Quoique.

Un beau jour, ou plutot par une noire nuit , une de ces nuits où nul espoir luit pour des volatiles sans défense mais peu volatils, le renard fit main basse sur une de ces volailles. Chaque nouvelle nuit lui fournit un nouveau tribut. Toutes y passèrent et trépassèrent. Seul Piffuit sut se cacher comme il convient et échappa, le pauvre hère, à l’ire de sire renard.

Deux ans déjà que Piffuit est seul et chaque jour je m’efforce de le démutiser. D’abord, à grand peine, il apprit pff puis piff, puis encore piffhe, et puis encore pifffeuh et maintenant il en est à Piffeuhuit, soit pifuit en bon français.

Dans cette progression digne d’un grand pédagogue, je voudrais alerter céans les autorités qui veulent confiner Piffuit mon canard sauvé des os du cimetière de ses congénères, dans un enclos cadenassé , pénalisant ainsi tout espoir de nouvel apprentissage et –pire- le ramenant au fin fond d‘une caverne au bout de laquelle il n’apercevra nulle lueur .

Désormais avec ce règlement inique, finis nos dialogues quotidiens et son effort de canard. Monsieur le Président je vous demande une faveur ultime, s’il n’en reste qu’un sur le territoire hexagonal, un seul volatile domestique aussi fidèle et reconnaissant pour les prochaines échéances qui attendent la France,  sera Pifuit mon canard

Autorisez-le , Monsieur le Président, à réussir cette discrimination positive que vous appeliez naguère de vos voeux . C’était au premier de l’An et je me joignais alors à vos vœux vengeurs. Oui, Monsieur le Président accordez à Piffuit mon canard le droit de rester en liberté dans son enclos, il paraîtra ainsi moins sot si vous êtes clément, et vice versa, pour une fois.

27 février 2006

Bio d'un Blogueur Blagueur

Blogtrotter Privé de légo quand il était petit et confiné dans sa carrée par un père abusif et une mère allusive, ce petit mal-traité qui deviendra plus tard un manuel de bonne conduite, ni à gauche ni à droite, mais plus souvent en état d’ivresse logorrhéique, se réfugia très vite dans ses pensées quoique la panse évidée.

Ainsi conçut il  sa raison de vivre : blogue aujourdhui et garde toi de débloguer demain !  Il en vint ainsi à des jeux de vilains blogs, à des billets tout d’humeur contenue, nimbée des halos d’une carrière de communicant qui ne sait ni quoi, ni  pourquoi ni comment. Heureusement Nicky le comprenait : il en fallait de la patience pour cette amazone (les tables sont en bois de ce pays pour une fée du débit) pour le supporter alors qu’il connut une phase aiguë qui le conduisit à débloguer en pleine nuit.

Son blogisme s’était déclaré à l’âge où d’autres apprennent l’alphabet et il multiplia les blogs,  alors que ses petits camarades qui voulaient tant le bloguer sur un écran dans un coin de la salle informatique ânonaient leur table de multiplication . On l’apercevait même parfois en culottes courtes monter des blogs de béton avec son oncle franc-maçon. Pour le certificat d’études ses blogs sur la Marseillaise furent repris en choeur par sa classe pour la remise des prix  et il n’eut droit qu’à un accessit qui le fit bégayer un vague bloguement.

Admis  en mat sup, (oui, oui après un blog scientifique !) il inventa le blog créatif, sorte de phénix (pénis ?) qui renaissait chaque matin des cendres chaudes de ses cauchemars nocturnes.. Il passa ensuite au blog professionnel grâce à une pratique quotidienne  de blogs ménagers  qu’il réussit à automatiser à l’aide de configurations neuronales qu’il activait à chaque rencontre avec ses adeptes . Comme il en rêvait toutes les nuits, sa production s’accrut à tel point qu’il décida d’en faire commerce, faute d’autres charmes personnels.

Il dut alors acquitter toutes les taxes qui incombent à ces professions libérales auxquelles le fisc est si attentif pour tondre les inconscients qui s‘y aventurent: la TVA, la Taxe sur la Vanité Abusive; la TIPP, la Taxe Internet pour les Producteurs Prolixes, l’IRPP, l’Imposition Régulière des Plaisanteries Polissonnes, l’ISF, l’Impôt Sidérant de Fiction,  la taxe d’habitation pour ses rêves qui l’habitaient, la taxe sur les locaux (réservée aux espagnols fous). Evidemment il fut passible de la taxe spécifique appliquée à tous les blogueurs qui tournent en rond avec leurs adeptes sur un blog, la fameuse TP, Taxe Péripapéticienne.  Comme il débloguait au carré aussi au milieu des bois, il eut droit, sans qu’aucun biais (rond, triangle ou autre losange)  ne lui permit d’y échapper , à la DFCI, l’impôt sur la Défonce Facétieuse Contrevenant à l’Insignifiance. Devant cette avalanche, il dut renoncer aux brouillons pour s’exonérer de la taxe sur les ordures ménagères et souscrivit à l’Agenda 21. Pour éviter tout risque supplémentaire d’imposition, il abattit le prunier  de son jardin et élimina le massif de pervenches dont il était si fier. Enfin pour pallier tout faux pas, il renonça aux bals de villages dont il était si friand ainsi qu’aux apéritifs servis avec des amuse-gueules. C’était honorable de sa part évidemment.

Il commençait à s’amender et pour réussir dans cette folle entreprise, il dut perfectionner son art dans une école de  commerce de ronron (pardon, de  renom, je confond avec mon chat, qui s’entend mal avec mon bull-blog) . Il en fit d’un coup vingt cent et puis des mille dont certains devinrent câlins et même s’il vit parfois plus loin que son bey, ne dicte jamais plus d’un blog à la fois à son MP3,

Dès lors il fit des blogs en grand,  complètement obsédé par sa passion dévorante. Il ne fit pas les choses à sa moitié : il lui préféra des blogs  et, dans la moiteur de la nuit, il lui en fit voir de toutes les couleurs . Couché avec un blog en tête, il se levait avant le chant du coq pour ne pas être trahi et rivait un œil dans le judas pour éviter tout espion,  Alors dans le camp du choc, il débitait à tout va le blog entier qui avait hanté sa nuit.. Un matin, on l’entendit même débloguer sur une radio inter : dites moi, Monsieur le Blogueur, ce qui arrive aux blogueurs quand ils se marient ? insista sans abdiquer le journaleux en se marrant.

EPIBLOG :
Finalement, ses filles eurent sa peau : Line commandait ses repas par blogs et la petite, l’autre, était perdue depuis longtemps entre les blogs de son père et les blagues de sa mère.. L’une et l’autre lui faisaient directement parvenir leurs bulletins trimestriels de notes par blogs. Un vrai ménage de blogueurs !

24 février 2006

Publigande(c)

La Publigande ® est l'art et la manière de traiter une information pour influencer le public dans un sens qui convient à imposer une pensée unique.zapette_publigande

Il s'agit donc de reprendre certaines informations colportées par les media pour mettre en évidence d'autres façons de les percevoir, les analyser avec humour et envisager  leurs implications hors de ce cadre totalitaire (... ou pour le moins imposé lorsque sa douce et tendre monopolise la zapette)

Notre but : sensibiliser sur les dérives des media & leur traitement de l'information !