Monsieur le Directeur
Mon pote Loulou Duval vient de vous écrire pour postuler à une fonction de Directeur de Sécurité.
Vous avez pu remarquer ses talents au Quartier latin comme il vous l’avait promis.
Je serai donc heureux que vous preniez sa lettre avec le plus grand sérieux.
Pouffer sous votre cape, même ôtée ou en forme de hotte du Père Noël, et surtout mourir de rire sont autant de signes réactionnels (hein con !) venants fort malte (malgré la croix) à propos.
Ils vous seraient fatals, d’autant que le gaz hilarant qui pourrait se trouver dans ma prochaine missive, si d’aventure la présente ne produisait pas l’effet escompté à 100% (taux généralement garanti par votre banque dans ses plaquettes publicitaires) permettrait une rapide succession qui comblerait d’aise l’affreux Iznogoud, lequel est certainement tapi dans l’ombre des ors de vos tantes huronnes et dans les dédales de votre organigramme .
Je ne voudrais surtout pas vous effrayer, mais vous devez être persuadé qu’une fonction de direction générale au sein du codir serait un excellent poste d’observation qui conviendrait à mon protégé Loulou Duval pour débusquer ce loustic .
Souhaitant que vous puissiez accéder à ma demande, et en gage de bonne volonté pour sceller notre accord , vous pouvez ristourner ma commission pour cet arrangement entre amis, correspondant à un an de SAB de la fonction, sur mon compte suisse numéroté.
Bien évidemment, il serait plus convenable d’accorder immédiatement à votre nouveau collaborateur un CDI avec garantie d’emploi à vie, une dotation de stock options conséquente, une voiture de fonction ( la dernière Aston Martin ferait l’affaire), une suite permanente au George V, un yacht sur la Croisette et tout bonus que vous jugeriez utile , plutôt qu’un incertain CPE.
En effet, les avantages de ce dernier, indiqués par le Premier ministre, ne m’ont pas tout à fait convaincu Comparez par ailleurs avec ce que pourrait vous coûter un jour de casse avec le concours de nos partenaires actuellement occupés à la Sorbonne.
Signé
Ben Honoré Laden , alias Omo
(ne pas confondre avec l’autre BHL qui a aussi son compte bien caché par un fil d’Ariane et quelques antécédents au Boul’mich’ en 68 )
Ah si j'avais bénéficié de telles lettres d'intromission!
Rédigé par : kindo | 20 mars 2006 à 18h59
Ce sont pourtant des pratiques dont les milieux d'affaires raffolent!
Rédigé par : bushido | 20 mars 2006 à 19h02