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mars 2006

31 mars 2006

Elisez à L'ELYSEE...

En Israêl, 7 papys à la Knesset  élus sur la liste du nouveau Parti des Retraités , contre 11 pour le Likoud , parti au pouvoir depuis des lustres !!!

Hourrah ! ca donne des idées…


C’est le moment de s’inscrire à notre nouveau parti qui s’adresse à plus de 20 millions de citoyens français de plus de 55 ans . Rejoignez bien vite notre parti des retraités français. Pensez à tout ce que nous pouvons faire ensemble . d’abord supprimer les maisons de retraite  ainsi que l’expression sinistre « battre en retraite ».


Pensez à notre poids économique . Nous sommes les seuls à avoir un revenu fixe et assuré,  mais si nous ne nous battons pas et ne sommes pas représentés au Parlement, cette pension va fondre comme la cote de popularité de notre Premier ministre au soleil brûlant du CPE (Chaudron Plein d’Etudiants) .


Il faut donc faire raquer les petits jeunes pendant qu’il est encore temps et leur trouver un boulot pérenne (et son petit pot de lait, ils y sont habitués)au plus vite, puis augmenter leurs cotisations pour maintenir notre pouvoir d’achat.


On décrète, on les prend, pour et contre appelé,

on vote un  Contrat Pleine Embauche A VIE…..

Par ailleurs il faut pouvoir faire voter des lois qui protègent notre image : finies ces pubs ringardes où l’on voit une mamie enfiler des pampers comme un vulgaire bébé.

Finis ces magazines débiles qui gâchent notre temps avec des articles à mourir de tristesse.

Finis ces  mairies qui n’ont pas compris que nous représentions un tiers de l’électorat et nous considèrent comme….


Tiens, comme c’est curieux,  personne n’ose employer le terme qui nous va : seniors, qui rime avec celui de nos dents, anciens pour des banquets de quartiers, aînés comme si nous étions nés de la veille, pensionnés comme si nous vivions de nos rentes des goûts, je passe sur séniles, viocques, pépés, mémés, rombières, has been, badernes, briscards, barbons, vieillards, sénescents, sclérosés, jetons, schnocks, et autres noms de volatiles sympathiques .


Il faut appeler un chat un chat et un vieux un vieux .

Dans toutes les sociétés traditionnelles les vieux sont dignes, respectés et leur parole dicte la loi.

Désormais  sur cette base de programme, adhérez tous au  (PLV) Parti Légal des Vieux, et nous serons en tête de liste au Parlement, ni à gauche, ni à droite, ni au centre mais bien en vue juste en face du perchoir, au dessus de tous, en raison de notre âge.

Suprême consécration, en notre sein nous pourrons trouver à faire élire le plus vieux Président de l’Histoire de France !


Adhérez dès maintenant au PLV en envoyant vos bulletins, accompagnés d’un chèque  au moins égal à 10% du montant de votre pension à Piffuit qui transmettra.

P.S.  Nous serons très heureux d’embaucher des assistants parlementaires plus jeunes pour tenir les permanences, tirer les sonnettes , monter les étages, écrire les discours, alerter les medias.

Contrat forcément précaire mais succession garantie… 

29 mars 2006

BNB ou PNB ?

Piffuit_jesuis

Voici des nouvelles de Piffuitt, grâce John Saul dont le dernier opus La Mort de la globalisation nous apprend que le Bhoutan est plus intéressé à mesurer le BNB que le PNB


Plusieurs questions se posent alors ?



D’abord où est le Bhoutan ? Prenez le périphérique et l’autoroute du sud...

  Première à gauche et c’est tout droit vers l’est. Je crois.

Si vous tournez à droite, par contre, je suis certain que vous débarquez sur une plage de l’Atlantique Et là je vous le  garantis, ya pas de Bhoutan. On aimerait sans doute bouter les étrangers dehors car l’Aquitaine  (si, si, impérieusement, c’est bordé par l’Atlantique !) par exemple, a gagné 500 000 habitants en 5 ans. Des intrus qui donnent même pas à manger aux mouettes.


Je m’éloigne du sujet ? Pas du tout. Les Aquitains ont justement la même priorité que les Bhoutanais : le BNB.

Deuxième question : c’est quoi le BNB ? Je vous demande, moi,  à toi, Piffuitt, ce qu’est le PNB ? Bon, alors un peu de patience. D’abord le PNB mesure la richesse d’un  pays, généralement en dollars, ce billet vert-de-gris tout crasseux qui rappelle une autre époque de colonisation pour un Empire qui devait durer Mille ans.


Donc au Bhoutan, juste au pied de l’Himalaya, un paysan dans son champ n’apporte rien au PNB de son pays . Oui, ça va, Piffuit, tu m’énerves : le PNB c’est le Produit National Brut : tu es bien avancé maintenant de savoir à quoi correspond le sigle ! Le PIB : Produit Intérieur Brut,  ce qui reste en moyenne dans les poches quand chacun a sué sang  et eau pour faire du bizness dans un cycle infernal : métro-boulot-zappo-dodo.


Or donc,  un paysan du Bhoutan qui sort de son champ pour aller s‘établir, poussé par son gouvernement qui lui confisque ses terres pour construire des usines Hi-tec, échoue  dans un bidonville : les bidons sont vides, ya pas d’eau. Même chose en Chine aussi, c’est vrai, mais restons amis avec Pékin, surtout pour un canard, s’il ne veut pas devenir laquais…… 


Or donc, disais-je, si un touriste boute-en-train fait gagner à ce Bhoutanais un dollar, eh bien, là, ce dollar compte pour le la croissance de la richesse nationale et le PNB du Bhoutan augmente ! Le mec du Bhoutan est plus pauvre qu’avant car il crève la dalle puisqu’il n’a plus son champ pour le nourrir ni aucun travail, mais le pays est plus riche selon les statistiques !


En fait c’est une comptabilité occidentale (onusienne) évidemment qui fait le calcul.. Imaginez ce qui reste, en net,  à notre paysan du Bhoutan quand le gouvernement retranche de son dollar brut tous les frais de fonctionnement, les taxes et les impôts…….


Alors le roi du Bhoutan a eu une idée géniale : « Evaluons  notre richesse nationale en BNB » ! En effet, avec une police bien rodée à écouter la population, il est facile de faire dire à notre ami le paysan du Bhoutan qu’il est heureux . Il rend grâce tous les matins à son roi et à tous les dieux du Bhoutan qui le protègent et lui procurent une sérénité sans égale.


Il dit alors (et répète plusieurs fois pour que la mesure soit valable) aux galonnés qui l’interrogent : « Je suis heureux ! » et il se prosterne en remerciant les dieux et son roi….

Au Bhoutan,  le BNB est donc la mesure du Bonheur National Brut.


Pour les Aquitains, la douceur de vivre (les palombes, la mer, les cèpes, les truffes, l’entrecôte et le soleil,  pas une once de neige cet hiver sauf dans les stations ad hoc, pas de roi non plus depuis le mari d’Aliénor, roi d’Angleterre : les suivants ne comptent pas, c’étaient  des François, des étrangers venus d’ailleurs ) les place en faut de l’échelle du BNB .


En ce qui  concerne Piffuit, mon canard sérénissime,  il se  contente de se situer  à bonne hauteur sur l’échelle du BIN : le Bonheur Individuel Net, et tant pis pour la place de la France dans le monde en termes de PIB ou de PNB .


Pour faire bonne  mesure, j’allais rajouter un  zeste de zen à cette définition quand, horreur ! je m’aperçus que mon indicateur BINZ allait se confondre avec BIZNESS !.C’est pas bon pour mon canard, çà !…

28 mars 2006

L'art du Mangement

Prenez un ingénieur sortant d’une grande école, pas trop gras ni trop pesant, mais plutôt un technicien bien con pétant, qui ne se sent plus tellement il est puant.

Cela vous fait un excellent plat de résistance pour entraîner des changements culinaires importants au sein de votre société.

Installez ce jeune manger dans une belle cuisine avec tous les ustensiles et les  NTIC (Nouvelles Techniques Indiennes de Cuisine), très à la mode actuellement,  pour qu’il vous serve  une soupe  onctueuse et pleine de cash à base d’ingrédients de qualité.

Voici la suite de la recette pour qu’il éprouve son kaizen sans sushi.

Confiez-lui de jeunes pousses qu’il coupera bien vite en morceaux, en lamelles ou en dés. Mettez-lui dans les pattes quelques jeunes souris appétissantes dont il taillera les oreilles en pointe avant de les passer à la casserole.

Ensuite envoyez le tailler des croupières à vos concurrents avec de jeunes loups qu’il fera cuire à petit feu.

Il faudra aussi qu’il aille se frotter dans les services où ça sent l’ail pour se servir de quelques gousses  et d’ananas qu’il utilisera pour accommoder un panier de crabes qu’il réunira pour les cuire en court-bouillon .

Il les  servira, en chemise, accompagnés de jeunes dindes sur canapé avec des têtes d’œuf en cocotte et de vielles tiges cuites à l’étouffée farcis de stock-options.

Servez chaud  en assemblée générale, épicé de quelques piques et d’amuse-gueules poivre et sel  et de sauterelles grillées mais évitez le saké .

Vous aurez ainsi une équipe ultra motivée avec un manger chaud bouillant qui saura accompagner cette soupe de délicieuses tartines  de caviar,  comme seul un bon manger à votre entière disposition  sait les faire pour vous plaire.

Avec le temps, vous en ferez un bon manger plein d’appétit et de grandes ambitions pour manger de plus grandes équipes composés des éléphants de votre entourage.

Son art du mangement deviendra excellent quand il saura même gober les mouches et transformer le fiel des sangsues qui l’entourent en miel des alpages où il se complaît.

Il faudra aussi penser à le récompenser pour son art du mangement car il ne peut pas vivre sans un radis.

Enfin, ultime recommandation pour en faire un manger exceptionnel, évitez de lui donner une  voiture de fonction car, lors des stationnements, les caviars d’aubergines peuvent devenir vénéneux .

27 mars 2006

Baby Sit'in

Ras le bol des petits pots insipides !

Ras les fesses des pampers mouillés !

Ras la casquette de ces débilités entendues de toutes parts

Qui me font douter de la santé mentale de mes géniteurs :

« Fais risette à papa »

« Dis bonjour à la dame »

« kilé-mignon-touplin-legentibébé » !

Ras les pattes de tous ces profiteurs qui

me paluchent, me tripotent, me triturent en tous sens !

Mais c’est qu’ils me pincent ces piquants  pékins

avec leurs gros doigts boudinés et leurs ongles sales !

Ras le pif de  tous ces gens qui puent de la gueule

en prétendant me bisouquer partout.

C’est quoi cette manie de profiter que je sois

tout nu quand on me change

pour me lever au ciel et me lécher le ventre voire plus

alors que je n’ai aucune affinité pour ces léchouilles baveuses ?

C’est quoi ces gargarismes imbéciles dont chacun me gratifie ?

C’est quoi cette façon de me parler :

« Fais arreu arreu  à ta maman kitem ! »

« Miam-miam, cébon le néné à mémé ! »

comme si j’étais un grand débile ou une machine kitch,

incapable de comprendre une phrase cohérente ?

On dirait même qu’ils veulent me refiler

un stock de tics et autres tocs,

  ces toqués dont les chicots gâtés

grignotent des tucs et des tic-tac sur des tables en teck.

Laissez-moi babiller en paix  et grandir à mon rythme !

Laissez-moi rire quand je le veux,

pleurer quand j’ai envie, frapper en paix dans mes mains

et  surtout dormir tout mon soul !

Si vous continuez à m’insupporter,

avec votre manie du CPE,

Ces Consternants Ptitpots Edulcorés

Et vos Couches Premier Emploi à jeter après usage,

je prend mon youpala et m’installe devant l’Elysée,

avec mes potes les bébés opprimés,

pour un immense baby sit in.

26 mars 2006

Zavé du feu siouplé?

J’attends le tram depuis quelques minutes.

J’ai une folle envie d’en griller une

D’un vieux paquet au fond d’une poche,

j’extrais deux cigarettes, objets de mon désir

Ces deux là sont en piteux état, mais il m’en faut une  !

J’en remets une en forme et j’essaie de l’allumer.

Le briquet criquette, hoquète, sans succès

Mon briquet est mort.

Moi,je suis pas Ok du tout…

J’essaie une fois, deux fois, encore une fois :

des pshitt lamentables pour toute réponse !

Je fouille dans mes poches :  rien

Le tram est toujours pas là .

Je trouve une allumette, mais pas de pochette

Le tram est annoncé avec 5 minutes de retard

Il faut donc que j’en grille une.

Vite, j’ai le temps

Je demande à un pékin aux yeux bridés

« Zavé du feu siouplé ? »

Il se fend d’un sourire en mes disant « oui »

Il sort une boite d’allumettes toute neuve.

Il rate la première qui s’éteint dans une rafale de vent

Pareille pour la seconde

A la cinquième, je vois le tram qui s’annonce

C’est quand même pas chinois d’allumer une allumette !

Le tram est bientôt là :: plus le temps d’en griller une.

Le tram arrive en pouffant : s’fout de moi lui aussi !

Tant pis, je balance le mec sous la rame .

Ah ça va mieux, beaucoup mieux !

25 mars 2006

Je, (200)7 & Match!

Dominique, en vrai maquignon, a profité de son statut de N°1 pour recevoir sur un terrain tout spécialement conçu pour lui, à Matignon..

Il  vient de servir  un ace .

Il n’a même pas eu besoin de monter au filet : la partie était pliée.

Il sait pourtant que sa balle est déclarée « faute » par le Club des Cinq .

Mais il s’empresse de faire une déclaration à la presse accompagné du p’tit Lolo, son porte baise-en-ville,  béat d’admiration. Voici, en exclusivité, l’essentiel de ses propos :.

« Moi, je suis très content , tout se passe bien, j’ai bien joué et je continue cette Consternante  Partie d’Embrouilles avec le Club des Cinq .

Nous avons trouvé un objectif commun : mon avenir dans la compétition.

Demain (aujourd’hui, samedi, NDLR) j’ai tiré au sort les plus petits et je vais en faire une bouchée, ils ne sont pas de taille. Je crois même qu'ils vont se dégonfler et je vais gagner par forfait. Moi, j’ai affronté G.W.B chez lui à New-York et j’ai obtenu un super match à Bagdad grâce à mon lob.

Auparavant toute ma carrière a été construite avec un super-entraîneur. Pensez donc : dix ans pendant JC. On arrivait à se faire six mille balles par jour, rien qu’en frais de bouche. J’avais quelques beaux restes à l’époque. J’ai donc été entraîné avec des balles qui étaient de vrais caviars.

Tous ces matchs me font un excellent entraînement, mais ces sparring partners  ne sont décidément  pas à ma hauteur.

En plus les jeunes sont à peine issus des qualifications, la plupart sont tout juste sortis de leurs bacs à sable,  les autres n’ont pas leur bac et ne l’auront jamais. Leurs déclarations à la presse, en balbutiant et ânonnant,  cassent leur image et renforcent la mienne. Tout va bien.

Le Club des Cinq n’a rien vu venir et ils ont un service trop mou pour m’inquiéter. Je monte au filet, je smashe et j’envoie quelques balles en or dans les tribunes pour récompenser les agriculteurs, quelques autres en argent  pour les éleveurs de volailles.  Quant aux seniors, ils sont tous acquis à ma cause . Avec eux je joue petit bras, tout en souplesse.

Quand une balle égarée par l’adversaire casse une vitrine ou défonce une voiture, le match devient à sens unique. Plus les adversaires du jour sont coriaces, plus je m’aguerris pour remporter le tournoi.

Car le vrai match c’est la finale avec Nicolas. Les  escort boys  casqués de mon pote de la sécurité sont pris entre  deux feux -si j’ose dire- :  s’ ils cognent trop fort, Nicolas se met à dos les étudiants et leurs parents ; s’ils  laissent faire les casseurs,  mon pote se met à dos tous les autres qui ne veulent pas voir leurs bagnoles brûlées et leurs biens saccagés.

Et qui porte le chapeau ? Le petit Nicolas pardi ! Pas facile de gagner un match quand vous êtes hué par la foule. Ca me rappelle un match en Indochine. Nicolas est dans  la cuvette : je vais le pilonner de balles avec mon coup droit qui va le mettre à la peine. Quand il aura bien mariné, j’ai un bon lift à gauche aussi.

Et après, en 2007, quand je serai champion,  je tire la chasse d’eau !  Si c’était de la pétanque, je dirais qu’il embrasse Fanny !

Donc je joue dans un fauteuil.

Reste à jouer au fond du court en relançant, patiemment.

Je sais faire, ils se lasseront avant moi. »

24 mars 2006

Security Report

Aujourd’hui, conférence du boss. Il est intarrissable…

Il parle, il parle. J’ai envie de  partir…Mais comment ?

J‘ai un rendez vous . Que faire ?

Je l’appelle sur son portable ?

Impossible : il l’a coupé .

J’appelle sa secrétaire pour une  urgence ?

Ah oui, c’est une bonne idée, mais que lui dire ?

Sa femme l’attend à l’aéroport, par exemple ?

Risqué si elle est avec un autre.

Juliette, sa copine l’attend à  la réception ?

Non, il veut rester discret...

Son fils l’attend à la sortie de l’école ?

Je serais suspect :  c’est moi qui dois aller le récupérer dans deux heures ..

Il cause toujours!  Mais qu’est-ce que je glande ici ?.. 

Allez je me lance :

« Patron, j’ai une info !

-     Ah ouais, c’est amusant ça, venant de vous,  Duval !

-         C’est important,  patron…

-         Bon alors quoi, Duval ?  Si c’est pas en rapport avec la conf, ça va chauffer !

-         Ben, justement patron, ya un rapport…

-         Alors vite…

-         Nous avons une alerte à la bombe, il faut évacuer les locaux »

Ca sert, un poste de directeur de sécurité.

23 mars 2006

Des mots crasse i

Le terme  "démocratie" mérite de mettre  le point sur le i de ce gros mot . Pour le Wall Street Journal, la France montre « les derniers symptômes d’une démocratie malade ».

La dernière période  où ce  mot était employé à tout propos et hors de propos, c’était le temps où les SMM  (Staline, Marx et Mao) régnaient en maîtres absolus d’une pensée unique sur leur monde. Quand chacun d’eux, et leurs émules, ouvraient la bouche des mots crasse irruptaient de leur bouche comme des volcans libidineux. C’est bien pour cela que dans les facs de socio  à l’époque, le sujet d’examen  favori était « Freud et Marx ».

L’histoire de ce mot vaut donc d’être contée. .

Il était une fois… dans la Grèce antique, une cité heureuse, Thèbes, berceau de la DEMOCRATIE.

Dans cette cité où tous étaient « libres et égaux » se rencontraient  trois catégories  d’individus : les mâles adultes étaient « citoyens » et avaient droit de vote.

Les esclaves capturés pendant les innombrables guerres provoquées par cette cité démocratique étaient asservis aux tâches les plus dures et n’avaient bien évidemment pas le droit de vote.

Quant aux femmes, elles devaient se contenter de vaquer entre les lits et les fourneaux.

Essayez de trouver une seule autrice grecque !

Les mâles élisaient leurs représentants pour manager et ménager la ville.

Ils étaient au nombre de 28 et s’appelaient avec fierté les TYRANS.

Ces tyrans étaient tellement démocratiques, tolérants et ouverts que l’expression fut bâillonnée et les critiques déchus de leurs droits civiques, asservis à leur tour ou supprimés. Pour parler en public et critiquer cette société avancée que tous les manuels (sans e-) nous vantent,  certains citoyens inventèrent la catharsis, jeu de rôle à l’ancienne qui permit de mettre en scène de façon théâtrale la vie, les amours et les soucis  de cette cité exemplaire.

Mais le doute subsistait dans les têtes, et comme -de plus- les femmes n’avaient pas droit à cette libération par la parole, les joueurs mirent des masques sur le visage, autant pour interpréter différents personnages que pour ne pas être reconnus par leurs gentils tyrans et se retrouver ad patres. Le masque en latin se dit persona.

Et voilà comment notre personnalité se construit : à base de faux semblants et de tricherie. Quant à ce terme dont tout le monde se gargarise actuellement pour justifier la répression de la parole d’autrui, démocratie rime en fait plus avec hypocrisie pour les (h)uns, autocratie pour les vils,  rassis pour les nostalgiques d’un ordre nouveau à l’antique, voire avec crash pour  les adeptes des mots trash (hic) qui virent au tragique… qu’avec partage, respect, écoute et consensus pour tous ceux qui voudraient faire entendre leur voix et concourir à une cité harmonieuse où chacun obtient la place qu’il mérite (et a la possibilité de mériter) par son talent, ses compétences et ses efforts.

Des mots crasse, yeux pour pleurer la  démocratie, ont donc  besoin d’un sérieux décrassage avant de basculer à nouveau dans le totalitarisme qui se profile à l’horizon 2007, copie de 2001 matinée de 1968 où les voitures incendiées avaient permis à Charles de rafler la mise avec 75% des voix.

Certains connaissent bien l’Histoire de France. Joueraient ils avec le feu ?.

22 mars 2006

TELLE EST REALITE !

C’est la 100° de Vie privée vie publique !

Imaginons un peu la vie privée de ces pauvres  icônes des lucarnes toujours en représentation. Dans leur sweet home, voire avec leur femme et leurs infants, ces divas des sunlights se lâchent enfin et révèlent leur vraie personnalité.

En exclusivité, voici donc les vices kasher des stars de la télé tels qu’en elles- mêmes l’éternité les change…

Mireille Dumas

Souffre de la raie publique quand elle est privée de vit

Jacques Chancel

Roque les dames et dame le pion des mâles

Johnny

Suite à l’offrande faite à Marie en 2000 : il ôte ses optiques

Christine Ockrent

Rit enfin  à gorge déployée quand elle se couche nérise

Olivier Canteloup

Revient à Mérignac pour avoir du gnac

Arlette Chabot

Se prend enfin pour une femme : bas résille et rit mêle-tout azimut sans bêler

Tariq Ramadan

Garde suisse (suite censurée ou  incompréhensible comme sa rhétorique)

Michel Drucker

Très méchant avec son chien qu’il punit en lui donnant un os

Arthur

Chaque jour, apprend par cœur une page de « La structure du comportement » de Merleau Ponty et une de Bécassine (qu’il comprend mieux)

Cauet

Fait caca en s’aidant de ses doigts

Ardisson

S’habille en rose avec la jupe de sa soeur

Doc Gynéco

Soigne ses mots sans ordonnance

Olivier Besancenot

Prend une seconde pour lire Minute en Calvin Klein

Marie Drucker nous confie

« Jamais sans mon oncle ! »

....à suivre...

21 mars 2006

Itinéraire d’un enfant maté !

Depuis tout petit, il créait des problèmes insolubles à ses parents.

Bébé, il avait échappé à la surveillance de sa nourrice et, alors qu’elle lui tendait un sein rebondi d’un lait garanti sans OGM (Orgasme Généreusement Mugissant), il le lui mordit jusqu’au sang.  Pendant qu’elle hurlait de douleur en le rejetant dans son berceau, il en profita pour saisir sa main et la poser sur son zizi qu’il avait fort vigoureux. Les parents alertés par les cris du chérubin  surprirent la nounou la main dans le sac de pampers : elle fut  illico invitée à faire ses valises.

Au jardin d’enfants, il reluquait sous les jupes de ses copines et la gardienne, épouvantée, devait lui parler à plat ventre pour éviter d’être vue par le garnement : elle ne pouvait pas rester debout ni accroupie en sa présence,  car elle ne portait pas de culotte. Surprise alors qu’il était à califourchon sur elle , le directeur vira séance tenante cette égérie soupçonnée de faire l’éducation précoce des petits garçons.

Quand il entra en maternelle les jeux créatifs  ne l’intéressaient que s’il pouvait faire peur à ses petits camarades. Ses dessins montraient les flammes de l’enfer, des scènes de torture et des ventres lacérés par de grands couteaux, des bras déchiquetés par des scies, des mares de sang...

Ses parents furent convoqués par le psy outré (trop même) qui interpréta les chefs d’œuvre du bambin  comme des signes de maltraitance et alerta  les autorités. Les parents écopèrent de trois ans d’emprisonnement.

Sa famille d’accueil fut rapidement épouvantée par le pouvoir de nuisance du gamin jusqu’à ce qu’ils retrouvent leur maison inondée au retour d’une  soirée chez des amis. La mémé n'en réchappa pas, noyée dans son lit.
Ses vrais  parents le récupérèrent alors,  mais n’osèrent plus lui parler de peur qu’il se plaignît (ni ni) auprès des autorités.

Quand le lycée flambant neuf qui l’accueillit flamba pour de vrai, en faisant une dizaine de morts, on incrimina l’architecte qui fut embastillé….

Bien sûr, on le retrouva aux premières loges quand il fut question d’affronter manu militari les CRS au quartier latin, dans la fumeuse histoire du CPE  en  mars 2006. Il s’en donna à cœur joie et figura en bonne place sur les photos prises par les caméras des journalistes.

Interpellé l’un des premiers, et mis illico en prison,  ses gentils camarades prirent fait et cause pour lui. Les media emboitêrent le pas et claironnèrent à l'envi jusqu’à sa libération.

Déclaré héros emblématique de la jeunesse de France, il fut porté en triomphe sur les Champs Elysées, jusqu’à l’ Arc  du même nom, où  il ralluma la flamme du soldat inconnu . Le Président le reçut en grande pompe, le  félicita , le bisouqua en lui remettant son ruban de la légion d’honneur.

Il fut élu maire de Paris quelque temps plus tard, tandis que le Premier Ministre de l’époque, dont l’histoire a oublié le nom,  dut présenter sa démission.

Selon des témoins dignes de foi, ce vil pin (si peu fin landais)  continuerait à  errer maintenant dans les corans d’air des  couloirs de l’Onu, à la recherche de Sa Damus Saint.