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26 avril 2006

Festival de Canes

Eh oui , mon poulailler accueille cette année encore le festival de canes !

Nous avons profité de l’ occasion pour présenter une sélection exempte de grippe aviaire .

Ce n’est pas sans mâle que nous avons obtenu les autorisations nécessaires auprès de la Préfecture qui voyait d’un mauvais œil un tel  cinéma.

Piffuit a dû payer de sa personne : il a mis ses plus beaux dessous de table sur une cuisse légère pour parvenir à ses fins et satisfaire les aigrefins.

Ce fut alors le plus beau des filets de canettes.

D’abord sont apparues de jeunes poulettes, le plus souvent à poil ou avec une plume dans le croupion, un peu maigrichonnes au goût. de Piffuit, habitué aux belles poules landaises et au foie gras. Elles manquaient un peu de plein air, seulement halées par les feux de la rampe des escaliers qu’elles avaient dû grimper pour rejoindre leur chambre de bonne, et les projecteurs  des caméra-cafés qu’elles avaient enduré pendant leurs stages d’apprenties-starlettes.. Elles sont encore loin d’obtenir  le label rouge,  quoique elles adorent dévorer le blé de leurs producteurs à pleines goulées.

S’y pavanent aussi des vieux beaux, des paons pleins aux oui-skis-sots d’as  qui font la roue devant de jeunes cailles  en faisant des grimaces de sorciers indiens.

Dans cette troupe hétéro-clitoridienne e-risée de tous, vous avez aussi  pu remarquer l’après-midi une faune de jeunes condors qui dorment le jour et, la nuit venue, sont tels qu’en eux mêmes l’éther nuité des  casinos les changent  …

Bien sûr, tous les regards sont braqués sur les canards boiteux qui, année après année, défilent pour obtenir leur pitance avec une mince pellicule de clichés, de poncifs et d’histoires alambiquées  dont raffolent les critiques, chapons avinés qui attirent les faisans  à leur suite.

Les deux yeux  de Piffuit s’écarquillent et les dieux se dévoilent enfin quand le palmarès est annoncé par un pékinois président aux lunettes de hibou quand il est chaud,  entouré de jeunes canes aux cannes tremblantes  qui ont passé leurs chouettes nuits à siffler des canettes laquées comme des miroirs.

Au chant du coq, le rituel s’accomplit enfin dans le mi-stère du bois d’un demi- quintal. La poule aux œufs d’or est révélée et fait palombe d’un doute sous les applaudissements des blaireaux paumés et de grosses dindes pâmées, les sifflets des concierges allumés,  et le  regard des tristes  touristes qui filent comme des lapins rejoindre leurs terriers indigènes sous la protection des poulets chamarrés façon Tom et Jerry..

Oye, oye, gentils  dames (oiseaux) et gentilles oies !

La palme d’or de canard n’ a pas  été attribuée à « Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages »  mais à « Fast Food Nation » qui dénonce  la mal bouffe : l’obus de volailles tue !.

Piffuit apprécie et ses canes en rient  yet (encore) !

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Voici les sites qui parlent de Festival de Canes:

Commentaires

nous partageons les mêmes (a)valeurs

Je ne voudrais pas ergoter ou me comporter en maman poule mais il me semble que ce post surfe sur la crête de nos peurs. A moins qu'il ne s'agisse d'une coquille pondue par un crane d'oeuf qui s'amuserait des angoisses qui donnent la chair de poule. En tout cas, j'en prends de la graine...

quand les pécores picorent et que les corps épiques scorent à l'audimat, les équipes de porcs
piquent les cors (autoreverse).

je suis surprise qu'ilbn'y ait pas plus de commentaires àà votre billet :)

constater aussi peu d' commentaires à ton billet m'étonne asez ! ;)

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