Ma première, est bien connue : elle collectionne les pièces jaunes. Cette année encore elle a raflé la moitié de ce qu’elle consomme annuellement en gâteries avec son drôle de sire d’ époux , déjà poli à la cire du musée Grévin
Ma seconde vaque dans l’ombre aux affaires de l’Etat et prépare les discours mi chèvre mi chou de son auguste père. Elle joue avec les lois comme avec les crêpes : elle les fait sauter et de temps en temps -de plus en plus souvent- elle en rate une. Patatras ! Souvenez-vous de l’inénarrable reality show avec les jeunes pour la constitution européenne, et maintenant le CPE !. Décidément elle a vieilli sans même s’en rendre compte. Evitez de l’appeler Madame suivie de son prénom : elle déteste l’allusion, même si parfois elle endosse ce rôle à l’usage du susdit potent.
Ma troisième est en train de se tracer une voie royale quoique républicaine vers ce haut lieu de tous les plaisirs. Monsieur continuerait alors à sillonner les routes de sa terre d’élection et à lécher les vitrines des magasins alors que Madame fait la une des magazines.. Celle qui a fait la quadrature du cercle enfantin, compte promulguer une loi en faveur du vote des tout petits après le retentissant succès de son célèbre ouvrage : « Le ras-le-bol des bébés zappeurs » (amazon.fr)
Ma quatrième, marche au pas au milieu des galonnés en attendant son heure, persuadée qu’après avoir peigné la girafe, elle peut en mettre une (de peignée) à sa consoeur,. pendant que les mousquetaires du roi s’enferrent dans le CPE. On la voit constamment aux côtés du Premier ministre qui lui confie ses secrets avant de s’enfuir dans une ambassade lointaine. A moins qu’ils préparent en commun une offensive des chars, mais il faut pas si fier , car il faut bien rétablir l’ordre sur les campus avant la fin des vacances de Pâques et le retour des cloches dans les amphis ???
Ma cinquième, est toujours fidèle au poste de TSF pendant que les travailleurs et les travailleuses boivent ses discours en allumant leur télé. Ils commencent à voir ses rides mais son timbre mélodieux n’a pas varié. C’est toujours le canon de la révolution qui tonne à chacun de ses mots terribles « lutte finale, capital, exploitation, redistribution, patrons (çà c’est un très gros mot, une obscénité même !) ». tout en faisant des mamours au vieux fusil AK…laminé et des sourires contrits au jeune OB lisse qui s’érige à ses côtés..
Ma reine n° 6 est la fameuse mère Michu, ménagère de moins de cinquante ans chouchoutée par tous les fils de pub, qui se demande quand tout ce cirque va finir afin de reprendre tranquillement le chemin de ses pubs favorites qui lui sont destinées. Elle veut partir tranquillement en vacances avec ses mouflets fraîchement diplômés pour raconter les exploits de ces chers petits qui « ont eu bien du mérite avec tous ces blocages », et échanger avec ses copines sur la canicule de l’été en sirotant une douceur.

Ah ! elle le vaut bien, la mère Michu, un bel été tranquille à rôtir au soleil, coté fesse d’abord et ensuite côté… ?
Exactement : pile poil, mais sans poil !
Le chant de ces sirènes fera vibrer l’Elysée au printemps prochain…


Les commentaires récents