Pin des Landes
Nous apprenons qu’une vile campagne (paradoxal certes, mais ce n’est pas antinomique car Alphonse Allais l’avait prédit : mettre les villes à la campagne ; mais l’inverse paraît plus difficile) , donc je reprends : une vile campagne de désinformation sévit à travers notre pays et entrave considérablement notre activité.
En effet un individu, au demeurant fort sympathique, se sert de notre nom de marque et de notre gagne-pain, en nous mettant sur le grill, pour des objectifs que la morale réprouve en sapant notre moral.
Cela fait en effet plus de trois mois que ce personnage, dépeint comme un pince sans rire, à force de répandre des rumeurs, d’égrener des promesses et de tirer des plans sur la comète vient de nous faire tomber le ciel sur la tête. Résultat : notre chiffre d’affaires est en chute libre. Non seulement le pin des landes est maintenant déconsidéré, mais tous les meubles en bois massif qui sont fabriqués sont désormais désignés comme du vil pin des landes.
Nous ne pouvons en supporter davantage et demandons réparation. Pas des meubles évidemment qui sont d’une excellente qualité, conçus par les meilleurs designers et médaillés au récent Salon du meuble à Paris...
Nous demandons réparation à cet homme de Matignon dont les figures rupestres n'amusent plus personne.Nous voulons faire cesser cette infamie et que cet homme, tiré à quatre épingles, retourne là où le bois dont il fait habituellement les flûtes, continue à lui servir pour siffloter les sérénades dans les assemblées où seuls les gogos sont séduits par le chant suave de telles sirènes. D’autres ont bien compris qu’il valait mieux qu’ils se bouchent (père et fils ) les oreilles.
En outre, nous demandons que ce ruffian de grands chemins, ce Bonaparte au petit pied, ce condottiere sans contrat, ce branle bas de combat d’arrière garde qui en pince pour la haute et croit en celle du Père Noêl (de hotte) change tout simplement de nom et reprenne celui de Galouzeau avant qu’il devienne frêne étique ou sente le sapin.
Nous exigeons aussi qu’il délaisse notre arbre, auprès duquel il a tendance à lever la patte trop souvent comme un vulgaire toutou qui n’écoute plus la voix de son maître. Nous lui conseillons vivement un bananier dont il sait déjà utiliser parfaitement les méthodes des républiques qui le cultivent.
Ecrivez-moi votre soutien pour arrêter ces calomnies et prenez date:
Vous pouvez le faire, vous pouvez l'arrêter: il suffit de vous procurer un calepin !
Sylvain Pignon-Dupin , Président du SLIP (Syndicat Landais Indépendant du Pin)
Tout à fait d'accord camarade Président!
Taupin Hambourg , Président du CIPA (Conseil Interprofessionnel du Pin d'Autriche)
Rédigé par: taupin | 12 avril 2006 at 23h44
Salut vieille branche,
Vous avez enfoncé un coin dans un sujet sur lequel j'ai personnellement déjà planché. C'est sciure et certain qu'il ferait mieux de raboter son nom. Si Galouzeau est un nom de souche, Villepin n'est pas au faîte de sa popularité en se montrant dur de la feuille.
Rédigé par: E-manuel | 13 avril 2006 at 20h13