Sade sagace
Piffuit, dans cette seconde partie de l'entretien, va plus loin avec le Marquis de Sade qu’il a la chance d’interviewer dans l’au-delà avec un verre d’eau de vie pour lui donner corps. Embastillé de son vivant et promoteur des principes du sadisme , Piffuit veut en savoir davantage sur l’œuvre du Marquis entrevue dans Saga sadique .
Piffuit
Ah , bonjour Marquis, vous revoila après une éclipse!
MS
Oui. nous avons fait un premier pas ensemble. Ensuite, après la contemplation d'un corps de femme dénudé, il faut rajouter d’autres ingrédients plus recherchés....Or je constate que, dans les banlieues, en particulier, dont on nous raconte les exploits, la femme a toute sa place dans la philosophie que je prône : on la dénude, on la cloître, on s’en sert et se ressert à plusieurs, une fois, de multiples fois, on la brûle aussi par dépit .
Mais tout cela manque de raffinement…
Piffuit
Cela vous semble démodé ?
MS
Vous pouvez dire que ces façons d’user de la femme sont aussi plus actuelles dans la mesure où elles inspirent aussi d’autres bienfaiteurs de l’humanité
Piffuit
Ah bon que voulez-vous dire ?
MS
Disons que les media nous montrent tous les jours comment et à quel point je (mes idées et mes pratiques) subsiste dans la cervelle tordue des gens. Tous s’inspirent de mon œuvre et des méfaits que j’y décris.
Piffuit
Ah bon! Par exemple ?
MS
Eh bien, vous savez que mon plat préféré, si je puis dire, pendant les nuits d’orgie de mes héros, c’était de philosopher sur les relations entre les hommes et les femmes et de pratiquer cette philosophie dans un boudoir devenue célèbre depuis lors.
Pratiquée en haut lieu vous savez, et de tout temps, de Sardanapale à Deschanel, des rois aux prélats, du beauf des faubourgs à celui du célèbre NPA jusu'à l'édile intouchable …
Vous vous souvenez des ballets roses, vous vous souvenez de ce banquier suicidé par sa maîtresse avec une tenue sado-maso , vous avez suivi le procès de ce magistrat qui dérobe la carte de crédit d’une secrétaire pour aller se faire reluire en pleine nuit dans un lupanar ? « Jouit à crédit de nuit !». Encore un bayonnais sadomaniaque des mots.
Piffuit
Ca éclaire bien votre philosophie : une expression du plaisir sans bâillon et loin de Bayonne…
MS
Oui. Les témoignages abondent. Eh bien, revenons à Justine, mon héroïne favorite. Elle se délectait à pleines mains des mets qu’on lui apportait : généralement des poulardes à peine rôties dégoulinant de sang. Avec ses pieds, savez-vous ce qu’elle faisait ? Elle malaxait le ventre de jeunes poulettes, des nobles comme des roturières, qui venaient d’être engrossées lors des repas précédents par l’ensemble des convives mâles.
Piffuit
Ah ! Quelle cène !
Dans un éclair, le Marquis disparut à nouveau.
Piffuit devait languir encore quelques instants avant que la ligne à hot tension avec l'au-delà soit rétablie.C'était bien dans les manières du sadisme...
(... à suivre...)
j'ai ben vu que la 1° scène de "la nuit des morts-vivants" sur la 5, SVP! c'était exactement çà: enchaînée, fouettée, lacérée à l'épée...Long plan répétitif . Ensuite les chevaliers des Templiers buvaient son sang qui coulait de sa poirine et de son ventre.
C'est vrai que ce n'est pas toujours du cinéma "culturel" et qu'en Algérie par exemple c'était çà ou la corvée de bois!
Le marquis est bien vivant....
Rédigé par: furio | 14 avril 2006 at 13h46
Rédigé par: | 28 septembre 2007 at 17h41