La physique quantique révolutionne notre façon de penser traditionnelle.
Chacun sait qu’elle régit le monde de l’infiniment petit.
Ainsi au cœur de la matière, le noyau est entouré d’électrons dont on ne connaît jamais la position exacte.
Un électron peut être ici et ailleurs. Piffuit les compare à des furets : ils sont passés par là, ils repasseront par ici mais, il ne sait jamais prédire ni quand ni où exactement.
Un autre élément important : dans cet univers aléatoire, il existe des constantes, celle de Planck notamment. Le lecteur en verra l’importance plus loin.
Les enseignants, par exemple, ont pu connaître des phénomènes paradoxaux analogues. Ainsi: leurs élèves sont souvent présents physiquement mais psychologiquement ailleurs, sans jamais pouvoir être précisément sûrs où ces chères têtes blondes en sont de la compréhension d’un cours. Chacun a pu s’en apercevoir lors de ces longues études fastidieuses « Alors, Didier, tu rêves ? - Oh, non Msieur ! »
Un autre exemple dans le couple : le fameux « Dis, tu m’écoutes chéri(e) ? ».
Elle est en train de d’admirer le séchage de son vernis à ongles dans un espace-temps indéfini, alors que lui se demande comment il va justifier, par un séminaire de stratégie marketing, son prochain week-end hors du foyer conjugal. Ni l’un ni l’autre ne savent dans quel état de pensée l’alter ego se trouve
La politique gouvernementale répond à ces mêmes phénomènes quantiques.
On ne sait jamais vraiment quand nos ministres travaillent. De temps en temps le premier d’entre eux tire de son chapeau une loi.
C’est là où la constante de Planck, citée plus haut, intervient : pour le CPE comme pour la fusion de GDF avec Suez : sans concertation.
Le résultat est toujours le même : rejet du projet.
L’électron libre Sarkozy a su profiter de l’intérêt porté par les députés pour la Coupe du monde de football pour faire passer sa loi sur la sécurité alors que, dans le même contexte, le premier ministre a réussi à faire éclater le noyau du groupe UMP qui devait constituer sa force. La physique nous apprend qu’il y a alors libération d’un certain nombre d’électrons libres et de beaucoup d’énergie, ce que chaque député UMP s’efforce de démontrer par des déclarations pleines d’énergie.
Où en est notre premier ministre ? Nul ne le sait. Il est quelque part tout simplement, dans l’infini du ciel, sur une orbite indéfinie. La probabilité statistique qu'il rencontre des électeurs (autres électrons libres) en 2007 devient de plus en plus proche de l’infini ou du zéro.
Ainsi, même en politique, les phénomènes quantiques tendent à remplacer les cantiques à la gloire de nos gouvernants et les suppliques aux citoyens.
Ce qui tend à démontrer que nos élus sont passés du monde du sensible, concernant la vie réelle de chacun, au monde de l’infiniment petit.
Ubu ajouterait qu’ils vont dès lors être aspirés par le siphon impitoyable de la grande lessiveuse cosmique.
Des comiques lessivés dans le néant de leur ego.
Moi, la physique cantique, ça me soulève le choeur.
Rédigé par : E-manuel | 20 juin 2006 à 07h30
je reconnais là, e-manuel, l'âme qui se trouve au coeur de votre noyau dur (d'oreille) alors que d'autres coeurs sensibles sont entourés d'e(lec)trons malodorants.
Rédigé par : bushido | 20 juin 2006 à 18h12