Il était une fois, dans un petit pays dont les gouvernants se prenaient pour des étoiles de la galaxie, un premier ministre qui avait deux enfants en age de passer leur bac. Appelons la première Emilie, qui avait les épreuves de français en ligne de mire, et Sébastien le garçon qui voulait la peau d’âne qui devait lui permettre de postuler aux grandes écoles comme papa .
Or ce papinou était bien trop occupé à s’occuper des aff(ai)res de l’Etat et de sa prochaine investiture présidentielle pour daigner jeter un regard sur les parcours scolaires de ses chers urbains abandonnés en rase campagne .
Alors, vint l’heure d’une loi qui eut permis à des jeunes embauchés de faire leurs preuves pendant deux ans et d ‘être ensuite débarqués, ou confirmés, en fonction de leurs résultats. Rien que de très normal dans une société libérale dont le papa claironnait les valeurs. Tu bosses : tu as ton bac, tu bosses pas : t’es éjecté…
Mais c’est bien sûr. ! Révélation pour des gamins galouzeau qui pensent que tout leur est dû mais rien ne doit être dur pour ces privilégiés du régime petits pots pré-mâchés.
Or, voilà, pour être premier ministre, on est quelquefois ignorant des règles élémentaires de la psychologie génétique dans la phase de l’adolescence.
A cet age, il est normal de se révolter contre le père, d’autant plus fortement que celui-ci est d’une pointure exceptionnelle, comme il l’a montré à l’ONU, habillé en Boss taille patron .
C’est ainsi que germa dans la tête de ces chères têtes blondes une idée. Elle se transforma en révolte qui fit vaciller la France.
Il faut bien avouer que les résultats scolaires de ces chers urbains les conduisaient tout droit à un redoublement : travail insuffisant pour l’une, tête de premier sinistre pour l’autre. Peut mieux faire et rebellion contre l’institution étaient au menu quotidien des annotations des livrets scolaires.
Cependant, ils avaient un atout : ils lisaient les livres de chevet de leur père. Ceci leur servit quand ils comprirent comment Bonaparte était arrivé au pouvoir, comment Fouché fit fonction d’éminence grise. Un zeste de Talleyrand, survolé en cours additionné aux mémoires de Richelieu saupoudré par le Prince de Machiavel et le tour était joué : papa était dans la nasse.
Moralité: la lecture nuit un jour.
On connaît la suite : défilés dans la rue des lycéens, blocages des universités et des lycées, arrêt des cours et suprême avantage : des examens allégés qui ne tiennent pas compte du programme qui devait être réalisé pendant ces mois de lutte, examens baclés et notes providentielles…
Voici comment nos chers bambins sont désormais certains d’avoir leur bac.
Gageons qu’ils auront une excellente note en histoire.
Ce sera probablement la seule satisfaction de leur papa pour 2006. Drôles de gosses!
Mais que fait donc Madame pendant tout ce temps ?
Rédigé par : galathée | 03 juin 2006 à 00h47
Madame ? Elle occupe l'appart de fonction, Matignon, jouit des privilèges abolis en 89, et fait suer le burnous de ses valets quand son mari se gargarise de l'abolition de l'esclavage et inaugure la Journée de la femme (libérée)
Rédigé par : Spartacus | 03 juin 2006 à 16h25
Marie Laure va bien et confirme qu'elle a encouragé ses mômes pour faire revenir son Dominique vers plus de présence à la maison et moins de rêve de grandeur. En pure perte.
Rédigé par : matignon | 05 juin 2006 à 00h52