Dans un avion de ligne au dessus de l’Atlantique. .Deux couples en voyage de noces roucoulent. Soudain des turbulences à quinze mille pieds. La voix suave du commandant se veut rassurante. L’avion pique du nez . Suit une explosion . Des hurlements. Nos deux couples continuent à s’étreindre en remettant leur vie entre les mains d’Allah. Allah agbar !
Des secondes d‘éternité s’écoulent. avant le splash final dans les eux bleues et chaudes de l’océan. Des débris partout. surnagent Youssouf est le premier à s’accrocher à un siège. Sa bien-aimée Saida a disparu. Il cherche en plongeant ses yeux dans l’horizon immense. 360° de débris et aucune vie humaine.
Emergeant du sourd mugissemnt du ressac, il entend un gémissement. Son cœur bondit dans sa poitrine. Est-ce elle ? Il s’approche en quelques brasses d’un forme humaine. C’est elle ? Oui. Non. C’est une jeune fille qui gémit et lui dit dans un souffle « Sauvez moi. Je m’appelle Yasmina ». Il la prend dans ses bras sur son fauteuil alors qu’elle s’évanouit .
La nuit noire s’étend sur le drame et jusqu’au matin Youssouf garde l’espoir. Il n’en peut plus et s’endort à moitié éveillé à moitié hébété. Le soleil se lève sur un décor désolé et quand Youssouf s’éveille, il se trouve échoué sur une plage de sable blanc parsemé de palmiers allongé à côté d’une femme assoupie. Aurait-il atteint le paradis promis ? « Ah, c’est Yasmina ; nous sommes bien vivants ».Il fait quelques pas sur la plage. Il crie, court, cavale.. Aucune réponse. ..
Les jours passent et avec les débris apportés par la marée, ils aménagent un abri de fortune. Coquillages et quelques fruits font l’ordinaire, mais la faim se fait tenace. Ils se consolent mutuellement de leur infortune . …Au cinquième jour Youssouf laisse sa compagne pour aller voir au delà de la dune en lui promettant un retour rapide. Il emporte quelques coquilles pour marquer sa route.
Arrivant en haut de la dune. Il ne voit rien qu’une étendue sablonneuse. Il dévale la dune et en remonte une autre. Et encore une autre. Enfin il croit apercevoir des lumières et des formes. Il s’approche. . Aucun doute : la vie est là. Encore plus près, des hommes et des femmes s’agitent. Plus près encore : c’est un campement. Des véhicules militaires bâchés de vert, une tour de guet, des barbelés ,
Il s’allonge et s’approche encore pour mieux voir. Des hommes en tenue orange ont l’air d’être retenus prisonniers. Il s’approche encore et son sang se glace : sa belle Saida est là debout enlacée dans les bras d’un autre gaillard. Mais oui lui aussi était dans l’avion : ils s’étaient présentés :c’est Hassan, le compagnon de Yasmina.. Il retient un cri et se retire à reculons, en décrivant un large arc de cercle.
Alors, il entrevoit une grande pancarte. Elle se détache sur le bleu du ciel au dessus d’une immense grille en fer.
Il déchiffre, éberlué : G..U. A..N. T. A. N. A. M. O.
Piffuitt est tombé sur une cane à sucre!
Rédigé par : kindo | 15 octobre 2006 à 22h41
Aaaah, moi, j'en ai youssouf coupé.
Rédigé par : E-manuel | 16 octobre 2006 à 21h55