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novembre 2006

29 novembre 2006

La nuit tombe...

Tout le monde connaît les films d’action et un poncif universel : la nuit tombe. Piffuit adore.


Dans les films américains, c’est tout de suite la nuit qui s’écrase dans  une série d’explosions qui en soulignent le caractère torride. A peine tombée, c’est déjà le chaos, puis le jour.


Avec John Woo c’est carrément du délire quand la nuit tombe : des avions en feu arraisonnés par des hélicos explosent, encastrés dans des hangars et l’on y voit comme en plein jour.


Dans les films suédois, changement d’ambiance. Avec Ingmar Bergman la nuit est déjà tombée quand le film commence. Même pas la peine de parler d’action.


Dans les films italiens, la nuit tombe pour nous emmener faire un tour de folie avec le fanfaron  en cavale et la gueule de bois attend le spectateur au petit jour.


Avec les films japonais genre L’ile nue, la nuit n’en finit pas de tomber sur une immensité aqueuse à peine éclairée par une lune blafarde.. La tête du spectateur a tout son temps pour déguster la musique et se plonger dans ses pensées.


Avec Woody Allen, avant que le jour tombe, un conseil : prends l’oseille et tire toi, il est tellement maladroit avec sa braguette tragique qu’il s’est encore probablement trompé de fille d’attente.


Et les  films français, direz vous ? Quand la nuit tombe, c’est véritablement un événement en soi . On dirait que le réalisateur, de Resnais à Chabrol, a tout son temps, à moins qu’il ait oublié le script dans le fond du tiroir d’une commode chinoise. Chabada,cha-baa-daaa-baaa-ddaaaa… Sortez les mouchoirs pour refroidir la bobine.


Si vous voulez  de l’action, il faut avoir la patience de l’éclairagiste qui, doucement, dégrade la luminosité du décor pour se rendre compte que ce n’est pas aussi simple de faire tomber la nuit qui volète à n’en plus finir, comme une feuille morte un soir d’été dénué de tout zéphyr.


Pour mettre un peu d’action, emmenez donc l’être cher avec vous pour jouir d’un pur moment d’intimité, vous ne serez nullement dérangé par cette nuit qui n’en finit pas de flageoler à l’infini. Zéro pointé noterait Koestler .


Vous aurez même le temps de vous esquiver, la scène continuera sans vous et vous la reprendrez au même endroit lors du prochain épisode. C’est sans doute cela le charme du cinéma français d’auteur que le monde  entier nous envie et nous laisse  : comment faisons nous pour annuler toute action et néantiser la nuit dans son tombeau ?


Heureusement reste Philippe Noiret avec Zazie qui ne s’endort jamais, Alexandre le bienheureux au fond de son lit qui ne dort que d’un œil ou la Grande bouffe qui fait que la nuit ne tombe jamais ! Avec son vieux fusil il a donné  un sacré coup de torchon à ce poncif !


26 novembre 2006

Coloscopie

Il est des thèmes dont les medias ne parlent  guère. On peut même affirmer qu’ils sont l’objet d’un des tabous des plus stricts et Sigmund avait bien raison de dire qu’un tel thème est tabou. Or certains de ces sujets concernent la vie de tous les jours, sont l’objet direct ou indirect selon leur position dans le phrasé venté de leurs auteurs, des plaisanteries les plus grasses comme des discussions les plus intimes.


Piffuit, en tant que directeur général en chef suprême (les internautes  avisés remarqueront qu’il a encore monté en grade) de Marquis de Sade ® a donc décidé de lever le voile, pudiquement dans un premier temps, sur l’un de ces tabous totémisés par les censeurs de notre médiacratie pudibonde. C’est la vocation de ce cabinet (le bien nommé pour une fois !) conseil en marketing poli-tique dédié à la communication de la raie publique  (on  touche au but) qu’il dirige, d’aller à contre-courant du convenu, du consensuel, du con tout court, car la contrepèterie fait partie intégrante de son fonds de commerce et des sources de rire les plus répandues, pas seulement dans les corps de garde ou les gardes du corps, mais dans chacun des corps constitués qui nous entourent.


Avec l’aide  de bons auteurs, de C.F. Mercier de Compiègne en particulier, il a donc décidé de rappeler quelques informations scientifiques et pétri son propos de contrepets souriants, d‘aimables pitreries et de paisibles analyses.


Jugez plutôt : « Il y a trois causes principales à la variété des sons : la matière du vent, la nature du canal et la force du sujet. Si la matière du vent est sèche, le son  est  clair. Plus elle est humide, plus il est obscur . Plus elle  est égale et de même nature, plus il est simple ; plus elle est hétérogène, plus il  est multisonore . Si le canal est étroit, le son sera aigu ; s’il est large, le son sera grave. Il est donc clair que la différence des sons naît de la différence des causes


Quand l’auteur rajoute que « la preuve résulte de la grosseur ou de la délicatesse des intestins dont l’inanition ou la plénitude influe beaucoup sur le son »,  le lecteur aura compris que Mercier de Compiègne fait l’éloge du pet. Il pourra alors dormir en paix et, sous les draps  ou en bonne compagnie, se livrer à son jeu favori et régaler la galerie. Pets ris, pets si, ventileront certains.  


22 novembre 2006

Fruits de la passion

Mandarine_2Elle mandarine dans les hautes sphères, comme une royal delight mais on l’appelle Clémentine, même cassis ya pas besoin de couteau pour l’appeler à pleines dents comme une pastèque frites. L’ananas c’est une pomme car elle a une sacrée pêche. Elle passe toujours à l’orange dans son tailleur kaki et en file plein la poire à ceux qui veulent se la farcir alors qu’elle a pas dit kiwi ni non.

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On dirait toujours qu’elle va redevenir citrouille avant le douzième coup de minuit ; elle est si trognon avec sa banane sur la tête plantée comme une cerise tomate sur un gâteau à la crème de groseilles.

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Ah ! mangue plus que ses yeux en amande qui vous scrutent comme les raisins de la colère quand elle colle des prunes dans le citron des glands qui ramènent leur fraise et veulent la faire marron avec leurs raisonnements d’avocat à la noix pour goûter à ses charmes pour des nèfles.

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Imaginez  son petit abricot mignon sous sa jupe framboise que vous pouvez litchi goulûment alors que ses melons s’échappent de  son corsage  -mais pas trop-,  prêts à exploser comme des grenades trop mûres dans une carambole divine.

J’en reste mi-figue, mi-raisin.

17 novembre 2006

TELECANETON

Piffuitt, directeur général en chef (oui, il monte en grade tous les jours en raison de ses résultats de démutisation) de Marquis de Sade® , agence de communication publique et politique, est heureux d’annoncer le lancement d’ une nouvelle campagne  (ni javelot, ni disque, ni marteau -encore que- et ce n’est pas au programme des prochains J.O.) afin de  promouvoir l’image du canard dans tous les foyers français et les sensibiliser à sa juste cause de canard .


Des Canaries, de plus en plus maussades (encore un coup du fameux service secret dans sa lutte contre les déshérités) où son  patron prétendait couler ( il y fait si chaud toute l’année) des jours paisibles quoique de plus en  plus perturbés par l’arrivée massive de pirogues chargées de  chair humaine plus ou moins avariée, charriées par des flots ensanglantés par autant de morts,  Piffuitt (oui, c’est vrai, le sujet de la phrase arrive un peu tard : c’est ça le suspense) a reçu le feu vert.


Cette année, avec l’aide d’un stagiaire de Sciences Po, qui s'estime plus intelligent que Charly dopé aux hormones, et croit tout savoir du monde après l’avoir étudié dans les bons livres avec de mauvais maîtres, Piffuitt lance donc un nouveau jeu auprès de tout les internautes : jouez au TELECANETON., la fureur de l’hiver, l’ivresse des fuhrers.


En quoi consiste ce jeu qui allie subtilement  (eh, ça dépend de chacun de vous) gastronomie du Sud-Ouest, vins d’Aquitaine et les canetons élevés, gavés et découpés en rondelles pour les fêtes de fin d’année ?


A chaque repas, dégustez du canard en magret, en aiguillettes, en confit, en saucisses, en saucissons, en foie gras , en pâté,  en rillettes, en sauté, rôti au olives ou à l’orange (ah le fameux canard à l’orange que les thésards ont tellement de mal à concevoir , à rédiger  puis à digérer !),  en cassoulet ou en gibelotte , à belles et pleines dents.Miam, quel beau blog de foie gras de canard!


Servez-vous, resservez-vous! Mettez vous-en plein la panse sans penser à autre chose qu’à vous empiffrer jusqu’à plus soif.  Justement, arrosez d’un verre de Tursan, de Madiran, d’un Pacherenc bien moelleux, d'un Monbazillac, d’un Sauternes du divin marquis ( pas Sade, l’autre : de Lur Salluces).ou d’un Jurançon du bon Roy Henri qui vantait, lui, les mérites de la poule au pot et des gentils petits poulets à l’ail….


Pour chaque festin ainsi organisé, un euro sera envoyé aux autorités espagnoles pour recevoir décemment nos amis sénégalais, ivoiriens, béninois, tchadiens, maliens, angolais, mauritaniens, rwandais, ougandais, congolais de Brazzaville ou de Kinshasa, et autres Togolais. En 2006, toutes croyances confondues, 3000 ont déjà fondu au fond de l’Atlantique dans un film d'horreur. Fondus au noir, même pas enchaînés.…


Cette année, jouez au TELECANETON entre deux ripailles et, pendant que votre panse se gave pensez à ces colonies d’hères errants, toujours présentes, qui grattent à notre porte.


Piffuitt invite donc  chaque commentaire de ce TELECANETON comme une pensée pour panser et secourir ceux qui nous envient et encourager ceux qui les convient à leur table et, si vous les croisez dans la rue, donnrez un euro pour un heureux!.

13 novembre 2006

Un blogueur qui déblogue

J’avais une super adresse sur le net . C’était celle d’un blogueur qui débloguait à fond, un blagueur de première dont le blog déménageait à tout va et triturait les méninges du management en tous sens.


Un coup c’était Antoinette qui ne comprenait rien à rien, une autre fois c’était Lorie en folie, et toujours des responsables qui déménageaient, des stagiaires qui emménageaient, des bègues qui bégayaient leur principe de Peter, des consultants qui faisaient payer à prix d’or ce que tout le monde savait déjà,  des sournois qui se la jouaient fine, des vamps qui draguaient leurs managers, des managers qui harcelaient leurs secrétaires, des pékinois qui débarquaient en copiant les singeries de tous ces énergumènes qui hantent nos entreprises .


Bref, je m’amusai fort en découvrant ces galeries de portraits dont les traits rient et les ris soufflent le chaud et le froid. Et puis un jour plus rien, que nib, disparu, envolé, immolé sur le front des managers débordés.


J’imagine un mausolée où les mots muselés par un mac ou un mec, bref un patron exigeant, tonnant et fumant, noyant le blogueur sous un torrent de bave, un geyser d’injonctions fatales, un torrent de consignes insignes  .….


Piffuitt se retrouve orphelin de ce blog dont les commentaires se sont tus et le rendaient encore plus savoureux. Finie Annie, muet le e-consultant, François prépare ses examens, Bushido et Kindo sont retournés dans l’empire des sens. Sans dessus ni dessous probablement.


Nous étions à tu et à toi, mais qui es-tu , toi qui a tué e-manuel ?


Espérons que ce phénix du dé-ménagement saura renaître de ses cendres encore chaudes, mais pour l’heure, il ménage le suspense…


11 novembre 2006

PUBIS et ORBI

Face à  la difficulté croissante (tout augmente !) de motiver les salariés ( malgré la pyramide de Maslow qui commence à se momifier) dont la vie de travail est devenue une parenthèse plus ou moins supportable dans une vie de loisirs, notre nouvelle agence de com (dé)composée de seniors chenus réactivés à l’hormone de croissance et d’accortes donzelles à la plastique gonflée par des seins animés et le visage relifté, « MARQUIS DE SADE ® » propose à tous les dirigeants désireux d’être in, ses services  chic et choc pour une crème de com huppée sans hic pleine de gnac.


Notre concept innovant, découvert par nos créatifs tondus, tendus dans leurs jeans et gênés par leur tongs est basé sur les études les plus récentes concernant notre fonctionnement cérébral qui conduisent tous les psys à affirmer qu’il n’y a pas de type top ni de taupe type.


Halte aux  sentiments dégoulinants de bienveillance, d’empathie et d’écoute active, personne n’en veut, surtout pas dans ces temps de campagne présidentielle où tous les coups de Jarnac, fourrés et tordus sont de rigueur. 


Notre concept innovant a déjà été utilisé en littérature avec succès (à moins que ce ne soit avec une gênoise ou une religieuse chocolat   dit de rot- de passage en nos locaux), mais aussi dans les films dégoulinants d’hémoglobine, dans tous les théâtres (sic) d’opérations (opérettes, appelées par certains boucheries) du monde en Irak, Algérie, Vietnam, Tchétchénie, Afghanistan, Colombie, Darfour, Cote d’ivoire qui rend myope, de l’Albanie (queue ni tête) au Zambèze qui coule dans les gorges profondes de la Rhodésie en fait (pas en fête).


Notre concept se résume ainsi : rien ne vaut un amas de cadavres laids, mal et mien humiliés, violés, torturés, défigurés, pleins de mouches arabiés,  pour faire vendre, attirer des dons pour le Téléthon , pour le  Tsumani ou Katrina et augmenter le bizness  de tous ceux qui en font commerce.


Ce concept est donc désormais à la disposition des managers allumés,-oh pardon !- éclairés par une sainte lumière ou une divine fêlure (failure? )..


Ce concept innovant est en réalité vieux comme le monde. Si on ne fait pas de littérature avec de bons sentiments, on fait encore moins une entreprise efficace, rentable, compétitive et de qualité avec la sensiblerie des RH traditionnels armés de leur seul Lamy qui leur veut du mal.



Notre dernière campagne de com « Marquis de Sade » est remarquable à cet égard (quoique sans aucun égard pour quiconque) à travers des slogans ciselés au coin du bon sens (attention giratoire à girouette) :par les plus grands experts consultés dans l’ici et l’au delà ( parfois dans l’eau de feu) . Voici donc en exclusivité quelques conseils lumineux ( comme les illuminés du sentier du même nom) des dé-managers qui ont marqué notre histoire :


Pendez moi haut et cour martiale , signé Saddam Hussein


Respectez les normes et procédures de la crémation,  signé Adolf Hitler


L’info c’est de l’intox en continu, signé Goebbels, (ministre de l’information du ci-devant sidérant)


Pilotez avec rigueur et faites sauter le train train quotidien , signé Oussama ben Laden


Evitez la porcelaine de Limoges , signé Clovis (n’a jamais su qui était le casseur du vase de Soissons)


Purifiez, évitez d’être acerbe, signé Milosevic


Méfiez vous du bon dieu qui est en vous, signé Joseph Staline


Ménagez votre dos quand vous soulevez un colis, Napoléon sacré à (tour  de) Reims


Terre brûlée vous monte à la tête,, Attila


Attention,  boire le jour nuit gravement à la santé mentale de votre chef, G.W.Bush


L’ascension se fait toujours sur le dos des autres, Mitterrand à la roche de Solutré


Evitez d’enfiler les perles (Harbour), Roosevelt élu dans un fauteuil (roulant) juste avant d’ordonner le largage de deux bombes atomiques sur le Japon.


Plus royal sera ma chute, le petit Nicolas avant de boire le calice des six reines de l’Elysée jusqu’à la lie.


Question : lequel parmi ces bienfaiteurs de l’humanité peut nous aider à être plus efficace et à motiver une équipe?