Le Renard et la Belette
Piffuitt se croyait tranquillement à l’abri dans son enclos .
Il avait repris goût à la vie, il n’avait plus à agiter sa queue de droite à gauche ou son cou de gauche à droite.
Il pouvait fièrement marcher au centre : en ratissant large il croyait pouvoir se rallier au panache blanc d’un coq de village gaulois qui lui traçait une voie qui, pour ne pas être royale, ne présageait en rien d’une belle bayroute.
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En ce début de printemps, un espoir avait luit pour que son espace vital soit préservé des six magrets qui lui étaient promis par des épouvantails qui voulaient le priver de son maïs OGM préféré (orgasme généreusement modulé) .
Effectivement les chasseurs préféraient les chevreuils et les écolos l’avaient déclaré, lui, canard de France, espèce protégée malgré la peine à enrayer l’immigration de ses rivaux de l’Est qui, s’ils avaient de mauvais foies n’étaient plus à une déclaration de mauvaise foi près.
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Mais il n’y a pas pire niais que celui qui refuse le combat et le gentil ours du béat R’né préférait se repaître du miel qui se profilait maintenant sur les Champs-Elysées que continuer à combattre les animaux sauvages de la forêt.
Ce bègue n’était pas taillé pour la course et aux premiers applaudissements il fit le beau, récita un vers en latin et se désagrégea.
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Les chiens furent appelés pour mater les racailles à grands coups de sonde . Il hurlèrent à en perdre la voix et le bon peuple de la forêt se précipita en masse pour donner les siennes aux deux plus épouvantables prédateurs que puisse craindre un canard.
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Il reste quinze jours à Piffuit pour choisir qui le mangera le mieux : le renard ou la belette… sachant qu'on ne peut reprocher au renard d'être carnassier... puisque c'est génétique
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