SENIORS : oubli de campagne
« Le premier jour de la gestion du personnel fut un dimanche c’était en 1911,
Ce jour fut déclaré férié pour tous.
Auparavant tous, enfants y compris, travaillaient dans les fabriques puantes et sordides tous les jours seize heures par jour, sauf les fêtes votives : le travail était saint et les salariés de la peur faisaient ceinture.
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Le second jour fut celui de l’OST ( Organisation scientifique -stupéfiante ?- du travail ) imposée par Taylor qui eut, dit-on, le mérite de fournir en quantité des biens produits par la société industrielle .
Le grand gaspillage se répandit ainsi, avec près de 20% de rebuts jetés en fin de chaîne (jusqu’à 50% actuellement dans certaines usines de Chine ou d’Inde (les cochons !) dont les ouvriers ne comprennent pas du tout ce qu’ils fabriquent pour des nantis occidentaux !
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Le troisième jour structura l’entreprise mondiale sur le modèle militaire ( eins, zwei, drei !), et Fayol (le fayot français) eut son siècle de gloire en faisant alliance avec Taylor ( de plus en plus riche) .vous pouvez lui tailler un costume…
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Le quatrième jour vit l’apparition des relations Zumaines, et Deming, le Dieu de la qualité, déclara que « l’ Homme » était au centre du système qualité, ce qui plut fort aux Japonais.
Les autres patrons de la planète se demandent encore ce que cela veut bien vouloir dire : ils ne rencontrent que de maudits zombies et des requins de la finance.
Les salariés aussi qui ne rencontrent que des managers massacrants.
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Le cinquième jour, sept samouraïs se liguèrent pour implanter la qualité totale en envisageant ses répercussions dans le temps et dans l’espace.
Dédé (développement durable) et ET (la répercussion de chaque acte dans l’espace et dans le temps) furent invités au débat des RG (responsabilité globale) qui cessa après un pacte avec le diable.
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Le sixième jour, la GRH prit le maquis contre les économistes et les féodaux pour décrire les fonctions, évaluer les compétences et obtenir une vie au travail plus épanouissante où chacun communique.
Les robots prirent alors le pouvoir et la planète chauffa.
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Le septième jour, dont le plan de travail est encore à inventer pour remettre les deux tiers des quinquas au boulot, devait être « le jour du senior ».
Les politiques battirent en retraite en rase campagne pour ne rien faire ni payer leur retraite, la lère…"
Les seniors n'ont pas la cote. Maille n'est plus maille.
Rédigé par: Mathusalem | 11 avril 2007 at 23h43
toujours aussi marrant ce petit canard!
merci pour la bonne lecture!
Rédigé par: SS | 12 avril 2007 at 21h45