Opéra bouffe
Il était une fois dans un pays lointain, un nouveau roi démocratiquement élu par ses sujets, objets de toutes ses attentions avant d'obtenir les rênes du pouvoir alors que sa reine l'avait quitté pour éviter d'être laissée pour compte dans ce conte sans foi ni loi qu'elle préféra abandonner sans bulgarité.
Or donc ce nouveau roi avait un appétit féroce. Il fit doubler ses frais de bouche alors que son prédécesseur avait déjà obtenu un millier d'euros par repas et que les gazettes s'étaient émues de cette débauche de bière, de grands crus, de foie gras et de tournedos Rossini.
On attendanit une autre chanson mais l'opéra bouffe s'amplifia avec cette nouvelle étonnante: le petit roi si petit qu'il devait ôter son chapeau pour lacer ses chaussures, avait plus d'appétit que le précédent, pourtant bien connu pour s'empiffrer lors de mémorables sardanapales qui suivaient ses visites aux comices agricoles.
L'appétit de grandeur du petit ne connaissait plus de limites, même si sa côte de popularité devenait chaque jour plus petite dans les sondages. Il enrageait et décida de multiplier ses émoluments par 2,5. Il prit cependant grand soin d'attendre le prononcé du divorce afin de ne pas faire profiter son ex d'une coquette pension alimentaire.
Napoléon avait mérité le titre de "petit". Celui-ci l'était encore bien davantage et restera comme le "Tout-Petit" avant de disparaître dans les limbes de l'Histoire après que le peuple des sans culottes l'ait déculotté puis éjecté de son trône suite à de mémorables manifestations de rue auxquelles chacune de ses velléités de réformes se heurta.
Piffuit en a pris de la graine et a exigé de son maître de tripler ses mesures de maîs et réclame toujours ses OGM à cor et à cris car il a besoin de retrouver, lui aussi, une douce canette.
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