Dû, Duba, Dubaï, du balai, du débit à la baille : 100 milliards de débit c’est deux fois mieux que Madoff avec son petit 50 qui relègue ce trader de la Générale avec son tout petit 5 au rang d’ amateur de meccano. Luis Mariano chantait déjà: "La dette de Dubaï, cheikh à cheikh, aïe, aïe, aïe!..."
Pourtant le vieux dicton populaire est explicite : construire sur du sable est une aventure périlleuse pour les gogos qui s’y aventurent en pensant faire de super profits. Il y a aussi tous les gigolos qui ont acheté des apparts sur plan qui ne verront jamais le jour et les super-gogos qui ont misé sur des apparts en plein ciel qui tournent avec le soleil. Ceux là croient dans Phoebus comme certains Jean de la Lune croyaient habiter le satellite de la terre.
A Dubaï, un tiers des grues du monde sont à pied d’œuvre, immobilisées, alors que les deux tiers des habitants de la planète en manquent pour construire des logements qui remplaceraient avantageusement les bidonvilles dans lesquels ils ne peuvent même pas se consoler en buvant et scandant la bonne vieille scie « du, dubo, dubon, dubonnet !"
Il faudra se souvenir qu’émir rime aussi avec mirage mais que mirage ne rime pas avec partage. Quoiqu’il en soit Shéhérazade a encore de belles nuits devant elle pour faire miroiter aux émirs ém(€)irveillés qui écoutent ses chants mirifiques, les mille et une façons de les ruiner avec des cheikhs sans provision.
Commentaires