Mon pays a la couleur de l’arc en ciel. Il est ici et ailleurs, partout dans le monde où l’on cherche à dialoguer et chacun me reçoit comme un ami : totalement humain, ouvert à tout et à tous.
Je n’ai pas à défendre une nation, encore moins ses frontières tracées au son du canon, contre d’ignobles assaillants assoiffés de sang qui abreuve nos sillons.
Dieu ne protège pas nos vaillants soldats massacrés d’Austerlitz à Waterloo, à Verdun comme à Dien Bien Phu ou à Alger malgré tout le courage voulu pour se faire tailler en pièces avec notre bibine nationale, sous prétexte de défendre nos couleurs et protéger notre civilisation, nos valeurs, notre Dieu, nos femmes et nos enfants… comme si les autres n’en avaient pas .
Toute cette horreur à porter au débit (de boisson) de notre identité nationale pour l’honneur des élites… la gloire éternelle des marchands de canons afin d’ identifier nos rues nationales avec des maréchaux d’Empire et des généraux de la République.. Je suis jaune avec les Chinois, Noirs avec les Noirs, Peau rouge avec les Peaux rouges, bronzés avec les basanés et Romain avec les Romains.
Oui, ma patrie a la couleur de l’arc en ciel, d’ouest en est et entre chaque pôle. Celui qui ne soutient pas cette identité me jette la première pierre et je porterai ce fardeau sur l’épaule, malheureux comme les pierres.
« Papiers siouplait ! » exige le galonné. Je suis sans papiers comme un pauvre canard des chênaies, fier de l’être et de le revendiquer .
Mon identité c’est l’Autre, et mon toi c’est moi.
Le débat sur l'identité nationale n'intéresse pas que la droite extrême et l'extrême droite. Les Ateliers de l'Eclipse, association d'artistes-recycleurs, sont sortis de leur légendaire politique de réserve (quoique l'on ne nous ait pas encore donné le Goncourt) pour s'exprimer dans le Nouvel Observateur.
En gros, le débat est désormais clos puisque l'identité nationale, ça n'existe pas.
Bisous rouillés.
Rédigé par : eclipse | 15 novembre 2009 à 21h40