Certaines paroles sont des paroles de boute-en-train, d’autres celles d’un boutefeux prêt à mettre le feu aux poudres dès qu’il ouvre la bouche en public.
Tout le monde se souvient de la célèbre pub « Un verre, ça va deux verres bonjour les dégâts ! ». Elle vaut pour les automobilistes comme pour les hommes publics comme cela fut remarqué lors d’une conférence au sommet entre le camarade Poutine et son homologue gaulois qui avait abusé de la potion magique.
Un ministre, qui n’est pas celui de la culture, même s’il collectionne les perles d’inculture, nous a gratifié cet été d’un stupéfiant : « Un ça va, mais c’est quand ils sont plusieurs qu’ils créent des problèmes ! »
Voulait-il parler du second verre qui provoque des dégâts, ce qui n’est pas gentil pour un musulman qui ne boit pas d’alcool et l’écoutait céans, ou des suivants qu’il venait d’avaler pour combattre la chaleur d’un été landais qui lui on fait dire n’importe quoi ?
Une visite en son ministère lève le mystère et dévoile la vérité toute nue cachée à l’intérieur de ce puits de science: « Voici Monsieur Un tel, une vraie nullité !» présente-t-il un de ses collaborateurs, comme le magazine Marianne le révèle cette semaine. D’un autre de ses amis, mis en examen, il préférera l’interpeller à tue tête avec une exquise délicatesse :« Bonjour l’escroc ! » .
Ainsi la dernière blague à la mode dans les commissariats est devenue : « Faites gaffe les gars, cuilà il a une véritable gueule… d’Auvergnat »
D’accord notre boute-en-train, chef des bleus, a de qui tenir puisque, en tous points, il s’efforce de copier la voix de son maître dont tout le monde se rappelle les paroles empreintes d’humanité « Casse-toi, pauv’con ! » énoncées pour l’édification des masses populaires et servir de viatique aux enfants des écoles, en contrepoint de la lettre de Guy Mocquet.
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