Piffuit adore les blondes, d’Aquitaine, cela va sans dire : une viande onctueuse qui fond en bouche, des entrecôtes cuites sur des sarments de vigne qui sentent bon la douceur océane et des yeux enamourés qui vous invitent à vous remplir la panse avec un verre de Pauillac. La joie de vivre quoi !
Piffuitt voulait savoir si les brunes avaient du piquant comme leur réputation le dit. Or justement l’une d’entre elles affirme :
« On dit que le destin se moque bien de nous
Qu’il ne nous donne rien et nous promet tout »
Ces paroles de brune écrites en 2003, Piffuitt n’osera pas dire qu’elles sont chantées. Elles nous font plutôt déchanter en pratiquant –depuis déjà 30 longs mois pleins d’émois et de « moi, c’est moi » l’élu de son cœur qui «maintenant coule dans ses veines » , comme dit une autre chanson frelatée, -pardon fredonnée- et a pris la forme de ce destin.
Les paroles de brune sont à l’image de ces divas des bistrots du commerce, des paroles sucrées, des paroles insipides et insignifiantes, des paroles pour ne rien dire. Elle nous l’avoue d’ailleurs avec candeur : « Je fais un peu tout à l’aveugle et sans réfléchir sinon je ne ferais rien » à propos de la proposition de Woody Allen de lui confier un rôle dans un de ses prochains films obsessionnels: la femme, toute la femme, rien que la femme...
Elle rajoute même : « Je ne suis pas du tout actrice, peut-être que je serai absolument nulle ». Voilà qui met déjà les spectateurs en appétit…
Quant à la main suave d’Henry, qui n’est pas celle du premier zouave venue, elle nous donne une lapidaire leçon de morale digne de la première dame de France pour l’édification des enfants des écoles : « Pas vu, pas pris » !
Enfin, à propos de ce billet d’humeur, Piffuitt parie sur le respect de la parole donnée à propos du prix Goncourt qui s’exprimait crûment sur sa francitude : « Je suis contre la censure, tout le monde peut dire ce qu’il pense »
Dont acte : cochonne qui s’en dédit !
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