Ils se réfugient au Musée Grévin pour mieux nous leurrer : vivants ou morts, qu’importe, iIs sont plus vrais que nature. Des natures mortes pour l’éternité qui remuent encore la langue pour jouer à chat ! Mais qu’elle est bien pendue, surtout quand un baveux s’en mêle qui ne démêle rien . Reste la bave……
Depuis que dès leur plus jeune âge, ils sont sur le devant de la scène, ils amusent la galerie et se font tirer le portrait avec des mines affables en trinquant qui un pastis qui un gorgeon de bière . Bien sûr certains se servent de viles pintes et d’autres prétendent rouler à l’eau claire ou brunie au café de Flore, au choix.
« Oh Sire que vous êtes beau !» précède un
« Messire que vous êtes bot avec votre coup de pied de l’âne… »
Mais la nuit, braves gens et gentes dames, ces tristes cires apparaissent tels que l’éternité les change ; des masques hideux pour faire peur aux enfants. Voici que l’un, plus vil que les Huns de jadis profère un « je t’accuse ! » en forme de zona tandis que l’autre se rengorge « Toi tu es un secret, défense d’y toucher ».
Comme une sainte nitouche chacun y va de son apophtegme . La bagarre monte d’un cran:
« Tiens une frégate sur l’œil , taiwan plus rien maintenant !»
« Pan, un char d’assaut sur le pif ! »
puis plus noir que vous pensez : « Tiens voila tes diams ! » suit de peu
« Pschitt ta feuille d’impôts !» alors qu’une antienne se généralise:
« Vlan ! un petit pot de vin »
Bientôt les choses sérieuses vont commencer avec l’hallali qui se lit dans la rubrique des faits divers
« Han! dans le bide, espèce de sous-marin, bois à ma santé dans trente centimètres d’eau! »
et pour faire bonne mesure avec un revolver caché dan la boîte à gants d’un véhicule le long d’un canal ce Premier ministre se suicide:
« Plouf te voici dessoudé »
sous le nez d’un garde du corps surentraîné qui a une seconde d’inattention …..
Dites braves gens, zen voulez encore des coups fourrés tordus, des coups de Jarnac, des coups durs, des coûts exorbitants de procès-spectacles ou de ces grands guignols du 20 heures pour masquer l’infortune des pékins qui commencent à rire jaune de ces tristes cires?
Chut!... c’est déjà l’aube : ces tristes cires rejoignent vite le musée Grévin pour sourire aux passants et amuser les enfants.
Circulez ya rien à voir! Notre chère raie publique a tracé une ligne jaune en guise de garde fou à tous ces fous qui nous gouvernent et veulent nous faire tourner en bourrique…
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