La pensée est partout : entre l’amibe et l’homme il existe seulement une différence de degré et une différence dans la complexité du raisonnement
Le rat devant les issues d’un labyrinthe, le bonobo qui enfile une perche pour attraper une banane hors de sa cage, le chat qui hésite sur la meilleure stratégie pour attraper un oiseau dans un arbre, tous manifestent une pensée complexe avec des choix des décisions et des analyses et même la paramécie qui réagit à une goutte d’acide, ce n’est pas seulement un automatisme mais une réaction consciente à un danger. Cette conscience là souscrit à un arc réflexe certes mais elle constitue le premier pas de la sagesse : se protéger face à l’agression….Au niveau juste au dessus le volatile qui partage l’enclos de Piffuitt s’est juché dès le premier soir dans les branches hautes d’un arbuste pour échapper au renard en maraude.
Quant à juger de l’idiotie de quelqu’un, au pire il vaudrait mieux parler d’un choix inadapté ou d’une réaction inopportune suite à une analyse bâclée ou inadéquate de la part de l’évaluateur qui ne fait que trouver chez autrui le reflet de son propre portrait.
Qui est le plus intelligent de la paramécie qui fuit une goutte d’acide ou d’Hitler qui refuse de croire à au débarquement en Normandie ? Qui est le plus intelligent du bonobo qui cherche à se nourrir en résolvant un problème impossible ou de ce Prix Nobel de l’Epée qui n’a pas tiré les leçons de ses prédécesseurs en croyant à une paix impossible par les armes… ? Justement l’amibe nous apprend beaucoup sur des arcs réflexes qui sont les composantes élémentaires d’une pensée déliée.
Mais, comme souvent, il existe un grain de folie chez un génie, il y a aussi un brin d’idiotie chez quelqu’un de remarquable par ailleurs , à un autre moment , dans un autre lieu avec une autre personne, dans un autre situation, dans un autre état émotionnel….
Piffuitt a subitement comme un doute. Cette parcelle d’intelligence qui anime chacun des êtres vivants comme ces objets inanimés qui - c’est évident- ont donc une âme, aurait-elle déserté les hommes qui nous gouvernent et bien sûr parmi les plus riches, ceux qui nous conduisent irrémédiablement au fond du gouffre ?
Tous ces copains hagards du Nord réunis en conclave nous prennent pour de vils esclaves.
Doit-on pour autant les prendre pour des séniles montants et les fusiller pour éradiquer leur espèce comme des rats des villes en rase campagne ?…
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