A la belle en burqa qui m’a frôlée matin,
Mutine et ondoyante à la croisée du destin.
Comme une fée des Contes des mille et une nuits,
Tous les mystères de l'Orient émeuvent ma folle du logis
Alors que ton corps sans fard me fait des appels,
Excitant mes hormones au-delà de toute raison.
O ma belle en burqa, tu distilles ton poison :
Mon imaginaire délirant dans l’éther s’envole,
En croisant tes yeux de braise, qui me mettent sur les dents,
Dont les zéros tiquent comme des charbons ardents.
J’imagine tes narines frémissantes de mille effluves contenues,
Je devine tes joues blafardes jamais embrassées,
Je cherche les contours d’une noreille menue
Prête à écouter des mots glamour et ressassés,
Alors que tes lèvres murées et ta bouche sensuelle
Dispensent mille mots susurrés dans l’intimité d’une ruelle.
Je pressens un menton caressant comme un mamelon érectile,
Je vois tes pommettes diaphanes préservées du soleil de la ville futile,
J’entrevois un visage lisse comme un nuage de printemps...
O ma belle en burqa , reste cachée dans l’espace-temps
Pour alimenter l’ivresse vaporeuse d’un rêve inaccessible
Et forcer le désir des mâles enamourés qui te veulent pour cible…
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