L’OGRE est à son affaire dans l’Organisation de la Gestion des Ressources Economiques.
Il est à l’oeuvre dans la répartition des richesses du monde : 80% pour lui et ses partenaires et 20% pour ceux qui les produisent tandis qu’une étude de l’Onu parue le 5 décembre 2009 indique que 10% des particuliers détiennent 85% de la richesse mondiale.
Depuis Wilfried Pareto qui avait établi ce ratio au milieu du 19° siècle, cet indicateur économique a varié depuis, dans le sens inverse à l’équité malgré les beaux discours. Il faut cependant constater que certains bénéficiaires ont étonnamment mué : les bédouins du désert- jusqu’alors pauvres nomades- sont devenus les acteurs majeurs de l’économie mondiale au même titre que des cow-boys texans sans foi ni loi sont venus rejoindre les rangs des potentats pleins aux as, mais la vieille aristocratie du monde est toujours aux commandes. Elle représente 1% de la population qui détient 40% des ressources de la planète ! Elle est donc forcément ressentie -quoique confusément- comme le premier oppresseur par ceux qui travaillent et gagnent misérablement leur vie.
L’Ogre a trouvé de fidèles servants pour garantir ses profits par l’entremise de zélés dirigeants qu’il enivre de ses largesses, salaires mirobolants, bonus annuels, stocks options et golden parachutes outre un jeu de chaises musicales où tous ces messieurs -et de rares dames parfois- se retrouvent dans des conseils d’administration qui distribuent autant de jetons de présence dorés sur tranche que de faveurs aux chefs Etats réunis à Copenhague.
Ces zélés serviteurs de l’Ogre ont embauché des artistes de la finance. Dans les salles de marché, ces petits génies dirigent les cours de la Bourse à coup de gueulantes à faire pâlir Flaubert qui hurlait chacune des phrases de ses romans du haut d’un escalier pour mieux éprouver la sonorité de chaque mot
Ces ténors de l’indice, à Tokyo, Wall Street, Paris, Francfort ou Singapour parviennent à changer le vent des promesses en juteux profits qui leur valent de fastueux bonus, même en se désagrégeant au gré des aléas et des découvertes de leurs supercheries.
...à suivre...
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