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Ces ténébreux zélotes, ces génies de l’esbroufe, ces "initiés"1 tiennent le haut du pavé alors que, sous leurs coupes, des millions de travailleurs produisent et rendent service.
Les dirigeants de ces organismes établis aux quatre coins de la planète ont recruté à leur tour des fidèles serviteurs capables de faire le ménage dans des établissements de production et de services qui se seraient transformées en écuries d’Augias s’ils n’y avaient pas mis bon ordre ; ce sont des ménagers devenus managers grâce à l’accent yankee.
Dans un premier temps, avec l’approbation de leurs patrons « Excellent mon ami, continuez ! » ils ont introduit une organisation du travail qu’ils ont intitulé scientifique pour accroître leur crédibilité. Bien sûr, seule l’étiquette était « scientifique » car son véritable but était profondément hygiénique et moralisateur : de l’ordre, de la répétition, du silence et de la quantité. L’ouvrier devient anonyme et même asexué tandis que la grammaire se charge de le lui faire savoir. « On » range son établi ou son bureau, en arrivant et en partant. « On » se tait sans discuter les ordres du chef. « On » travaille sans rechigner en constituent les principes bibliques.
Ah! j’allais oublier le principal mot d’ordre. Il est appris dès l’école maternelle, bras séculier de l’ordonnancement social de la masse et du nivellement culturel par le bas : « on » obéit en silence ! Inutile de comprendre, de questionner ou de réfléchir : il suffit de suivre la cadence et d’obéir aux slogans. Pour Frédérick 1Taylor, dès 1905, il s’agit de prévenir "la paresse de l’ouvrier" et ses motifs de distraction, flâner, bavarder, poser des questions impertinentes.
Heureusement la machine a café a été instaurée pour dispenser des pauses bienvenues dans la course à l’échalote effrénée des salariés et une géniale invention française, la carte à puce, décompte le temps de cette distraction du temps effectif de travail. What’s else ?
à suivre...
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