Piffuitt n’a ni plomb dans l’aile ni diplôme : ce n’est qu’un pauvre canard inculte, un pauvre hère effarant , même pas un mythe errant.
L’air de rien dans son airial soumis aux vents mauvais, il parle un peu grâce à son excellent maître qui s’est enfui aux Canaries avec une jeune canette, et l’a laissé en plan sans plan de route au milieu des chênaies landaises.
N’étant pas un plant prolifique, même pas un plantigrade protégé par les âmes ours des Pyrénées, d’autres canetons n’ont pas poussé par parthénogenèse ou maquereautage …euh, pardon marcotage…même quand Margot dégrafait son corps sage du corsage (ou l’inverse, il faisait si noir et si chaud !) qu’elle cachait sous sa burqa...
Eh oui, c'est une vieille tradition dans les profondeurs des campagnes françaises, encore aujourd’hui présente, que les femmes se promènent tout de noir vêtues, un châle nonchalamment posé sur la tête et baissé jusques aux yeux,alors qu'un autre tour de châle leur couvre le visage sous les yeux .
Affrontant la bise embrumée et ses tourbillons terribles dès potron-minet, . vous les verrez ainsi telles des ombres chinoises, trottiner faire leurs courses, se faufiler entre les portières d’une église empreinte des remugles d’encens, s’évaporer dans le néant de leur existence fantomatique.
Elles s’échinent sans rechigner à bien servir leur mâle prompt à sévir, même s’il est mal en point comme un ours mal léché (eh oui, elles ont passé l’âge) dès que midi puis sept heures sonnent à l’horloge du village, debout pour satisfaire leur homme de bien, mal récompensées de leur office dévoué en attendant que les grognements du mâle heureux de bâfrer servent de remerciements à leur dévouement.*
Elles s’activent, telles des ombres discrètes avec leurs allées venues entre l’ âtre odorant de mille saveurs et la table du maître qui se goinfre sans souci de sa servante aux aguets, vile et vieille à la fois, emmitouflée dans ses vêtements de veuve noire qui n’a jamais connu ni le strass ni la vigogne.
…. Eh oui, mes chers canetons des villes, cette tradition servile existe encore et nulle esclave qui s’y soumet n’oserait s’y soustraire ou se vêtir du moindre vêtement coloré ni dévoiler la moindre parcelle de peau autre qu'une frange blafarde d'un triste visage dépassant d'un pudique châle noir.
Mais toi, caneton évolué élevé au maïs sans OGM et gavé des idées occidentales toutes faites dans les beaux quartiers des villes, avant de gamberger sur la véracité de cette tradition, es-tu bien sûr d’accomplir ta part de tâches ménagères, de mettre le couvert à ton tour, de desservir la table, de torcher bébé et de t' activer aux tâches domestique???
Canettes, mes amies, témoignez ! Votre esclavage ancillaire est certainement pire à supporter que le port de la burqa …
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