Piffuitt commence une saga en plusieurs épisodes dont tous les faits sont faux dans une histoire qui n'a évidemment aucune ressemblance avec la grande Histoire.
Tout rapprochement avec l'actualité ne serait donc que pure coïncidence même si la trame est frappée du sceau de la publigande et doit permettre au lecteur, aussi aviné qu'avisé, d'en saisir les ressorts kacher... euh pardon, cachés. Mais est-ce vraiment un lapsus ?
Piffuitt remercie donc le lecteur, à la laine fraîche en ces temps de froidure, d'être ainsi tenu en haleine pendant quelques jours, en attendant que l'actualité purulente de la publigande -plutôt inondée ces derniers jours par la furie de l'Océan- revienne au pas de charge lui fournir des sources d'inspiration une fois l'eau tarie.
Acte 1
L’Empire AA fut créé après la seconde guerre mondiale avec l’aval des grandes puissances.
Il fut inauguré en grande pompe le 17 juillet 1953, soit juste un demi-millénaire après l’éviction honteuse des pionniers, qui eut comme conséquence de rattacher ce territoire à la couronne de France lors de l’infamante bataille de Castillon.
Chassés de leur terre d’élection, les angloys (ou anglais aquitains d'Aliénor) se jurèrent d’y retourner un jour et de goûter aux délices enivrantes de cette région bénie. Les envahisseurs profitèrent des derniers soubresauts de la deuxième guerre mondiale pour s’infiltrer dans leur pays mythique, y tisser une toile qui devait leur permettre de s’implanter durablement tant ils avaient à cœur de venger leurs ancêtres et d’honorer leur dernière reine, Aliénor.
Du monde entier affluèrent des descendants angloys qui se reconnaissaient dans les valeurs de l’Empire. Ils s’étaient attachés à ce territoire ancestral dont chaque patriarche, le soir lors de veillées interminables, vantait les mérites aux membres de sa maisonnée émus et tendus vers un seul but : la reconquête de ce paradis perdu.
Ce territoire se prélassait à l’ouest sur une côte rectiligne de deux cents kilomètres face à l’Océan et occupait une langue de terre sablonneuse ingrate parce que laissée à l’abandon aux mains paresseuses d'autochtones lascifs pendant cinq longs siècles. Certains étaient cependant connus dans le monde entier: Ausone sous l'Empire romain avait scellé une longue tradition culturelle, Montaigne avait essayé sans toujours réussir à faire partager son humanisme, Montesquieu dont l'esprit était moins loué que ses farces persanes...
Il avait fallu tout le génie d’un ingénieur de Napoléon III pour transformer les marécages insanes en forêt la plus étendue d’Europe. Le territoire était bordé à l’Est par la courbe de la Garonne puis se refermait au Sud-Est vers les Pyrénées avec la Baïse pour ensuite se border au Sud avec le pays basque, puis il se refermait dans l’anse de l’Adour laissant Anglet comme la porte d'entrée du pays angloy....
Suite à une longue période de guérilla, ce territoire magnifique revendiqua son indépendance avec l’afflux des Angloys de tous pays qui s’y installèrent après le reflux de l’Empire britannique. Ces nouveaux colons firent admettre au gouvernement français, impuissant depuis 1945 avec une 4° raie publique sans culotte changeant de gouvernement toutes les semaines, l’autonomie du territoire moyennant quelques attentats fort démonstratifs….
à suivre...
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