Les merveilleux canetons et canettes savent que Piffuitt est un vieux, très vieux canard qui vit mollement au fin fond, tréfonds d'un bois silencieux, au beau milieu de très malicieux acolytes dont l’alcool n’est pas la tasse de thé. Même au rhum, il préfère un théorème délicieux sans rime ni rimailleur ennuyeux.
D’ailleurs quand vous le regardez dans les yeux avec un regard envieux (si si ! certains sans frime l’affirment sans être impératrices), il vous raconte sentencieux que ses aïeux audacieux ornent la fameuse tapisserie de Bayeux .
Sans Te deum, Il vous confie dehors (avec un zeste d’accent alsacien) que lorsque son tour d’essieu viendra, ayant évité de devenir confit après avoir évité de l’être en prières, il se rapproche de mieux en mieux de ceux qui l’attendent joyeux comme un bienheureux.
Pourtant, dans notre société de factieux et de pieux séniles, c’est nul, il est traité comme un gueux par des boutefeux obséquieux qui voudraient le gaver de lieux communs et de concepts spécieux, comme s’il était vieux jeu dans les draps soyeux de sa pensée, loin des ors fallacieux, de l’argent prétentieux et des gadgets peu sérieux de l’ambitieux Empire du Milieu .
Il marche donc sur des œufs comme sur un moyeu de toupie, car il ne croit pas être plus heureux en croisant ce Dieu mielleux dont le très sérieux Albert prétendait qu’il ne jouait pas aux dés dans l’infini des cieux.
Séditieux, il a ainsi coupé le nœud vicieux qui le tenait enchaîné par la queue.
Désormais vertueux, il se désaltère à l’ode rieuse des rieux qui parcourent encore son territoire plus glaiseux que crayeux dans le chouia d’ombre d’un mystérieux zaouia .
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