Quand Monsieur Tartempion et Mademoiselle Tilapia décident -aussi pourceau (non voyons) puceau pour l’un que l’autre est vierge Marie (depuis l’encyclique papale de 1850)- d’utiliser les médias pour apitoyer le bon peuple sur le triste sort qui les accable, la méchanceté des bêtes, la bêtise des hommes, la traîtrise des prêtres, la prêtrise des traîtres, le charivari des chats, l’aboiement des chiens, les meuglements des vaches, l’injustice de la justice, les mesquineries des voisins, les avanies des colonies, les nids de guêpes, la guêpière de la voisine dont la fermeture éclair a pincé les doigts du malotru, l’usine voisine qui pollue, le bouton de braguette qui a emmêlé les cheveux de la frivole, bref quand deux tourtereaux qui se prennent pour des aigles se plaignent de la rumeur qu’ils ont eux-mêmes déclenchée et se plaignent du retour de ma nivelle qui n’est plus à l’horizontale, alors que tous ces mots qui leur font mal et ces mâles qui se font la malle... se produit un phénomène qui va exactement à l’inverse de ce que le pékin moyen voulait obtenir.
C’est l’illusion médiatique, évidente pour tous les connaisseurs de la publigande, mais elle aveugle ceux qui y ont recours quand ils appellent au secours.
Dès lors, ils ont beau chinoiser au beau milieu de leur Empire, trépigner du pied avec des Hindous qui jouent les dingues et des congolais qui rigolaient comme des petits loups (le "lu" est impossible à prononcer en congolais), hurler avec des marocains sans maroquins (aucun n’est au gouvernement pour compatir avec un con patriote), appeler à la garde suisse (occupée actuellement à sauver le Vatican à la peine, (ho)hisse, hurler au loup par des nuits sans lune les fesses à l’air (pas très pratique pour aller à confesse mais c'est très tendance pour se prélasser avec des prélats), rameuter la horde des potes âgés aux abonnés absents ou piteusement dans les choux qui se déclarent brusquement sans un radis , alerter la halde en nommant une tartine en beurette, ameuter les badauds, prendre un bain chaud, brandir des bandeaux, bander les muscles (inexact, chère madame ce n'est pas un muscle, vous pouvez vérifier), bomber le torse et faire des moulinets dignes de Don Quichotte en panne de moulins à vent, rien n’y fait…
La tempête gronde encore plus fort et les medias en remettent une couche à faire pleurer tous les bébés du monde, tandis qu’une larme de crocodile coule des yeux des bobos. C'est caïman navrant. Ils vont même débusquer des histoires abcadabrantesques pleines de chichis que le pauvre cerf branchu qui brame à fendre l’âme avait oublié depuis belle lurette .
De vieilles histoires remontent : celui-ci avait raté un examen en se vantant depuis d’avoir le diplôme correspondant, celle-ci a eu une kyrielle d’amants qui fait exploser les statistiques (moyenne nationale pour une française 6 conquêtes discrètes , et 17 passades retentissantes pour un homme ), celle-là avait mentionné un diplôme dont elle avait séché les cours avant de sécher les larmes de son bienfaiteur du temps où elle gardait les sots et remplissait les seaux en brisant les sceaux, et celle-ci prétendait pousser la chansonnette -certainement plus assourdissante dans des alcôves bien garnies que sur des scènes désertes-.
A force de paniquer à tout va (c'est trop fort!), tout ce beau linge est maintenant dans de très sales draps, faute d’avoir lu Piffuitt quand il était encore temps. Maintenant ils sont piqués par un taon intempestif. Bientôt pestiféré, sera celui qui n’en réchappera pas,
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