"Ma chaire Zaza,
Tou ce tant san toi va me semblé lon comme un tunnel d’entrée dans le gran stade de Munich .
Je recoi de tes niouses par la presse car tu écris bocou et Rémond m’a montré la laitre que tu lui a envoyé. Elle ma bocou touché car cé vré que tu ai une gentille meuf qui se comporte comme une vrai petite fermière qui passerait son tan à rammasser des glands.
Or, contrairement aux apparences, cé bocou plus fragile que des œufs, et comme dit Rémon, on ne peut faire d’omelette san cacer des œufs.
Mais toi, ma toute douce, je doi bien reconêtre que tu sais ti prendre et je peux attesticuler sans ridicule que tu a fé tré zattention à ne pas appuyer là où ça fé mal même si jé la bite rude de prendre des cous dans le bas ventre sur un terrain de fout.
D’ailleurs en montant à Tignes j’ai fait une chute qui m’a fait penser à toie et je peu dire que jé maime eu une vision de toi penchée sur moi qui ma fé du bien pour me relever alors que je me sui cassé la pipe une deuxième foie. Mais tu connais mon tempéraman : j’en redemande.
Nous allons biento partir en Afrique du Sud après un match facile de préparation mais Rémon ne nous a pas encore dit quel serait le moyen de transport. Moi j’aurais préféré le train : sa nous auré juste donné le temps pour arriver au moment de la finale.
Quoiqu’il en soit je préfère les transports en commun avec toi et les autres potes qui me parlent souvant de toi et me diz qu’ ils pensent que tu vas biento ramener ta fraise. Or moi je ne me suis aperssu de rien malgré notre intimité: où la caches tu donc ?
Je sui sobligé de te quitter car j’ai un exercice de passes à quatre à faire et je t’embrasse, ma chaste Zahia, sur ta chatte comme l’exige le coran alternatif que je pratique cinq fois par jour comme un bon pratiquant.
A ce propos Rémon m’a recomandé de faire une exception quand je jouerai pour ne m’arrêter faire mes dévotions que pendant la mi-temps et les passes pendant le match. Je comprends mal sa tactique car je me demande quand je vais jouer….
De toutes fasson, chaire Zaza ya pa de blème, je sui confiant. Dieu est avec moi et guide mes passes : c’est lui qui a voulu notre match à huit clos ( ou neuf, je me rapelle plu trè bien car je kiffé grave cet nui là!) car il jugeait bon, ma chaire Zaza, de nous mettre à l’épreuve des tires au bite afin de servir d’exemple au monde entier par cette prière collective.
Ton bite schoen, toujours prêt à tirer au but dans tes filets d’amour.
Béri-béri"
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