Piffuitt hésite encore sur le sens quand tout le monde dit « C’est la cata ! » à tout propos :
- les retraites dont tous les politiques (qui l'on voté en 2003) semble avoir oublié l’âge légal,
- la marée noire en Floride qui ne mérite pas que des BP (bons points),
- la cote de popularité qui fait que notre Sar dîne à l’huile malgré la hausse Himalayenne de ses frais de bouche ,
- la pâleur de Carla qui ne brunit pas plus qu’elle n’est audible quand elle chante,
- la crise qui n’en finit pas de devenir critique pour tous ceux à qui l'on conseille d'aller se faire voir chez les Grecs ,
- la Bourse en chute libre sauf pour ceux qui ont pris soin de se doter de parachutes dorés à l‘or fin,
- le festival de Cannes qui n’a pas récompensé comme il se doit un valeureux hommage aux séides d’Alger qui ont confisqué le pouvoir à leur profit,
- l’équipe de France qui s’apprête à subir la dégelée de sa carrière puis un long apartheid,
- son entraîneur qui ne pourra déclarer deux fois sa flamme paralympique à la mère Denis en déclamant (sic) que son amour bave plus blanc que Blanc.
C’est la cata, certes. ! Mais cata de quoi ?
Piffuitt a comme un doute, amplifié puis irisé dès que le soir se couche sur la lande et que les ombres des chênes se déchaînent entre celle des pins, des rares bouleaux (tous ne travaillent pas en ce jour de Pentecôte) et quelques châtaigniers flanqués de catalpas .
A n’en pas douter c’est même l’ombre d’un doute semé dans un massif de cataires… Piffuitt cherche et se rengorge en cherchant une catachrèse. Pardonnez lui, chers canetons et canettes, son esprit est pesant, même s’il vaut son pesant d’or quoique, à poids égal, il se demande si son kilo de plumes n’est pas plus léger…. Enigme facile pour canette qui recherche la simplicité convenant à un cerveau poids plume.
Piffuitt a donc besoin de réfléchir à deux fois avant de déclencher lui-même une cata : heureusement il ne fait pas de strophe et se contente d’une écriture courante même si elle n'est pas toujours poétique.
Reprenons la recherche de cette cata mythique qui peut avoir un effet cathartique. Piffuitt commence à avoir la migraine comme après une virée en Catalogne. Alors peut-être un cataplasme lui ôterait la tête au carré qui se prépare même s’il ne suit pas tout à fait les recommandations des manuels…
Mais non, c’est tellement idiot qu’il a envie de se réfugier dans les catacombes alors que son cerveau se liquéfie à l’issue d’une catalyse accélérée par les cataclysmes auxquels le soumet sa réflexion qui le fait devenir fou, à la limite de la catatonie….
Il repense à « ce Caton de Basse Normandie, ce soleil d’équité qui n’est jamais terni » pour lequel aucune cata n’est toujours pas d’actualité. Il se voit filer au dessus de l’horizon comme catapulté par un catamaran emporté par un vent catabatique. Oui, ça c’est plutôt marrant. Néanmoins il ne voit pas à quelle cata tout le monde se réfère même quand il éructe une idée géniale hors des limbes de son esprit transformé en catafalque. Alors il se désole grave et tombe en catalepsie.
Décidément, s’il n’arrive pas à savoir quelle est cette cata annoncée par les augures quand bien même un catalogue entier n’y suffirait pas, c’est bien parce qu’il aurait besoin d’une opération de la cataracte pour y voir plus clair.
Bon dieu de bon dieu, Piffuitt sèche comme un cancre un jour d’oral : c’est vraiment ... la catastrophe !
Cela me rappelle l'histoire des trois hélvètes qui faisaient passer de la cata modelé pour d'étroits suisses en catalogue.
Rédigé par : E_mmanuel | 28 mai 2010 à 21h41
C'est vrai que c'est marrant, cette cata.
Rédigé par : Fañch | 08 juin 2010 à 13h05