Résumé des épisexes précédents :
Organes géni(t)aux par excellence, le clitoris reste souvent méconnu, le pénis ne vaut que par son élévation et la langue joue les vipères en faisant et défaisant les divers noeuds dans lesquels elle se love…
Pour l'éducation des canetons et canettes avides d'explication de sexe dans le texte, Piffuitt soulève du bout des lèvres trois nouveaux voiles au programme du second opus…
Voile n°4 : Les seins
Les seins ne sont pas de glace contrairement à la mise en scène d’un scénario de film des plus classiques.
Les seins ont le sang chaud même sans un Sancho Pança qui y consacrerait ses moulinets savants et ses suçons. Il suffit, comme Don Quichotte, de chuchoter quelques mots d’amour en leur sein. Alors ils sont capables de frémir, de se trémousser, de se gonfler et d’être envahis par des tressautements annonciateurs d’un désir inextinguible, chez la femme évidemment comme chez l’homme, ce qui est moins connu .
Certaines, avides de nous servir à croire, ces Madelons dont les mamelons sont gros comme des melons, adorent les pincements, les morsures et autres léchouilles à langue que veux-tu (tout!).
Chez certaines de nos consoeurs consentantes qu’on sort en corps à corps et qu’on sert en cœur à cœur, c’est l’assurance tous risques d’une mise sur orbite tonitruante et en chacune l’habite ne fait pas le moine, croyez en l’expérience de Piffuitt.
Voile n° 5 : L’extase
Au moment de l’élévation mystique vers le 7° ciel, le divin apparaît dans l’interpénétration des âmes qui convolent dans une juste offrande dont la synchronisation orgasmique justifie tous les éloges des partenaires unis sur une même note supersonique, un contre ut de légende ponctuant un coït ininterrompu qui vrille les tympans et réveille les scènes élégiaques enfouies dans les limbes du cerveau prompt à se mettre en branle depuis les orgies du paradis terrestre et les bacchanales qui ont suivi…
C’est toi mon Eve dont je rêve, c’est toi mon Adam qui vibre entre mes dents…
Or le Paradis est un jardin d’Eden dont les petits ruisseaux, les suintements et les chuintements comblent d’aise les visiteurs ainsi que tous ceux qui se rafraîchissent à ses multiples sources bienfaisantes. Elles inondent puissamment ceux qui savent les faire jaillir après une longue patience de frémissements, de turbulences contenues et de savantes caresses...
Voile n° 6 : Les positions
Quatre sont au programme après une mise en température propice et un embrasement de tous les sens sans pinailleries.
Les positions on et off constituent les positions de base quand l’un veut et l’autre pas, ou quand ils ont tous deux décidés à utiliser de damnés succédanés en forme de sex toys.
Mais, si les préliminaires ont été aussi satisfaisants que complaisants, quatre positions s’imposent.
Apostat, Piffuitt ne reviendra pas sur celle du missionnaire qui a tant fait pour la réputation de l’église évangélique, romaine et apostolique dans sa mission civilisatrice comme dans l’expansion de la syphilis à travers le monde.
Suit la position renversante dans laquelle le mâle réserve le meilleur rôle de vestale dominatrice à la femelle statufiée qui se sacrifie sur l’autel viril de son aimé dans une élévation scandée par le ballotement de ses mamelons étalonnant fièrement la mesure de toute chose.
La position dite « de la paresseuse » sied à des couples chenus, ou repus par des débauches d’énergie préalables, décidés à croquer une pomme suave dont les deux moitiés s’emboîtent selon des arabesques nonchalamment couplées par la volupté.
Reste enfin la position cardinale dans laquelle il suffit d’un mot pour officier back : chiche ! Excitation garantie pour le mâle qui veut se faire du bien en fantasmant un max dans cette position en levrette. De son côté, elle, souscrit aux convenances en faisant semblant d’y prendre son pied, mais elle l‘a souvent dans le dos sauf retournement de situation qui ramène les protagonistes à l'une des figures précédentes…
(à suivre...)
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