Les bêtes en cour se succèdent et se ressemblent . Leur point commun : l’amour du fric et de l’étalage médiatique avec ou sans vol.
Toutes valent bien notre regard de compassion en ces temps de canicule. L’une est attisée comme un tison par la petite tibout quand ses comptes lui échauffent la cervelle, l’autre refroidit les enthousiasmes de ses contempteurs quand on lui découvre un iceberg à la place du cœur.
L’une jette son fric par les fenêtres et la sortie des artistes puis l’offre en pâture à ces divins sots en forme d’outres gonflées de leur impudence de courtisans, l’autre l’exige du gouvernement colombien en guise de dédommagement pour son imprudence.
Dans cette cour d’injustice, les blaireaux reniflent l’odeur du sang tandis que les cafards sont traqués par des courroies de transmission du roi lion entouré d’un roquet à face de pitbull qui s’escrime à jouer les lefèvre inutile à côté d’une murène des familles cherchant à conserver son maroquin dans un jeu de chaises musicales orchestré par une danse du tapis endiablée.
La danse des canards s’emballe : ce se rat toi ! Souris pour la photo !
Ouste la tête de linotte qui s’envoyait en l’air pour un punch haïtien et voici enfumé dans son terrier un ours blanc qui avait osé un des grands paris écologiques du siècle : compenser les fumées de la capitale par celles de ses cigares.
Hélas, il l’ a perdu comme un vulgaire cancrelat et a dû se résigner à rester en gare comme un mulet car si six cigares ça passe mieux qu’un raton auvergnat, six cents six cigares scient une carrière sans crier gare.
Dans cette cour dégénérée, des colibris et des vautours de basse cour nouent des relations incestueuses avec des poules aux oeufs d'or et des sarcelles désargentées pour plumer des faisans de haut vol. Si là woerth ment, suite à une IVG (Invasion d'une Vérité Gênante il réussit le prodige de donner naissance à un avorton, un régent déjanté en attente d'apocalypse selon Saint Nicolas: un sarcolibrius...
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