Avec leurs frères d’armes venus de toute l'Afrique, nos vaillants soldats défilent sur les Champs Elysées en célébrant les indigestions séculaires de chair à canon dépensée à peu de frais à travers le monde pour économiser le sang des bourgeois hexagonaux dont les élites formées à Saint-Cyr commandaient des régiments entiers d’Africains, razziés avec la complicité de leurs chefs de village, sans mouiller leur chemises.
Ainsi pouvaient-ils envoyer au massacre des millions de jeunes, fraternellement unis sous la bannière tricolore, grands noirs d’Afrique et petits blancs des banlieues et des campagnes, pour leur seule gloriole de galonnés moustachus se pavanant dans les pinces-fesses de la Haute Société.
Dans tout l’Empire, à Verdun, au Chemin des Dames , en Chine, au Vietnam ou en Algérie et maintenant en Afghanistan, ces expéditions coloniales préservent d’improbables intérêts pour la France mais de colossaux capitaux pour les empires industriels qui se firent et prolifèrent toujours sur le dos de ces colonies maintenant « libérées ».
Ce pays, patrie des droits de l’Homme et de la Révolution, reste le quatrième marchand d’armes au monde tandis que le budget de l’armée (37 milliards pour 2010, soit 9%) continue à creuser le déficit en arrivant en seconde position, derrière celui de « l’enseignement scolaire » (14%)… Pour un budget de 411 milliards d’euros, le déficit dépasse les 104 milliards et la dette de l’Etat atteint quatre fois le budget annuel. Bravo à nos argentiers et merci pour nos petits canetons qui ont de quoi broyer du noir en attendant une improbable retraite…
Pendant ce temps là, les riches rient et continuent leurs tricheries en tous genres, de la fraude fiscale grand format aux petites tripatouilleries en famille : "je te vends un hippodrome kasher pour pas cher et en échange tu me prends ma Florence bien aimée dans ton staff".
La même Florence se retrouve comme par hasard, après une carrière riche en candidatures parachutées, dans une société d’administration de biens de l’ex-première fortune de France tout en s’essayant à entrer dans des banques suisses, comme vigie de son mari ministre du budget, pour mieux surveiller les fortunes des riches qui trichent en instaurant la fraude fiscale comme un sport de césars pas francs du tout au même titre que le golf, le polo ou la croisière en haute mer sur des yachts de luxe.
Ah ! les trésors de Florence (la ville) , ses musées ses églises (toutes payantes d’ailleurs) ont probablement inspiré la belle Florence (la fille) qui, elle aussi, sait faire payer cher ses charmes et veut rester la première lady (féminin de lad). Eh oui, rassurez-vous braves gens, elle vient d’obtenir son ticket d’entrée chez Hermès (LVMH : la nouvelle première fortune de France) et continue ses activités d’investissement dans les chevaux de courses tandis que son cheval favori commence à s’essouffler sous le poids des handicaps que cette Florence, insatiable, lui inflige .
Question innocente de Piffuitt : comment une diplômée d’Hec, analyste financière si brillante, atterrit-elle après 25 ans (vérification faite suite à la déclaration de son mari qui dit "trente ans", et là Woerth ment, c'est une tentative d'IVG: Invention Vulgairement Grossière !) d’une honorable carrière au sein de la banque Rothschild dans une société de 5 personnes, une officine gérant un champ de courses ou encore en train de candidater à l’âge du seniorat dans des banques suisses ?
Comme dirait un psy, voici le signe d’une grande instabilité propice à une série de ruptures peu dignes de la fiabilité qui peut être attendue d’une spécialiste de la finance. Ou alors, y aurait-il une corrélation entre l’essor de la carrière de son conjoint et les brusques parachutages de cette Florence inspirée aspirée dans des niches dorées ?
En ces temps de folie argentifère, ce sont les hommes et les femmes -qui jouent avec les sous d’autrui en faisant leurs choux gras- qui font la crise et non l’inverse. L’économie serait une science pure et dure si elle n’était pas aux mains de tous ces fous qui crient au loup quand il sont pris le bras (long) dans le sac, tendres poulettes et hardis coqs de village qui se croient pour un temps les empereurs du monde : Nick Lyson, le trader fou (maçon de formation !) qui a planté la Barring’s, le mauvais comte Madoff, Jérome ( 500 millions de revenus par an !) et tous ceux qui les couvrent sans rien comprendre à leurs tricheries de haut vol…
Pendant ce temps, épuisé par ses frasques et les braques qui l’entourent, notre petit caporal qui « n’aime pas l’argent » se repose au Cap Nègre ( il n’y a pas de hasard) en continuant à pédaler, non pas dans la saumâtre semoule qui l’éclabousse, mais sur son beau vélo. Il est précédé par une escorte gentiment relayée par les medias car il faut bien justifier le doublement du budget de « communication » du prince pour une fois que le bon peuple peut le voir en pleine action.
César compresse, notre petit César décompresse!
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