Je suis assis dans la chaleur estivale de l’airial, en silence, ce n’est pas l’heure de l’action,
L’airial et la forêt de pins profonde alentour renvoient le silence ;
Un lapin vient me rejoindre et s’assoit à mes côtés en silence ;
L’airial et la forêt de pins profonde alentour renvoient le silence du lapin et de moi ;
Je suis assis en silence dans la chaleur estivale de l’airial avec un lapin à mes côtés , ce n’est pas l’heure de ses ébats ;
Je suis assis dans la chaleur estivale de l’airial avec à mes côtés un lapin : un coq vient nous rejoindre et s’assied en silence, ce n’est pas l’heure de son chant matinal ;
L’airial et la forêt de pins profonde alentour renvoient le silence du coq, du lapin et de moi ;
Je suis assis en silence dans la chaleur estivale de l’airial avec à mes côtés un coq et un lapin : un canard vient nous rejoindre et s’assied en silence, ce n’est pas l’heure de ses cancans ;
L’airial et la forêt de pins profonde alentour renvoient le silence du canard, du coq, du lapin et de moi ;
Je suis assis en silence dans la chaleur estivale de l’airial avec à mes côtés un canard, un coq et un lapin et, soudain, dans un grand bruit incongru, nous rejoint une harde de loups bardés de battes et de bottes : c’est l’heure sauvage du carnage;
A grands coups, ils se ruent sur le canard, le coq, le lapin et moi : ils nous tabassent et massacrent la volaille, me laissant éberlué à moitié ensanglanté;
L’airial et la forêt de pins profonde alentour renvoient l’écho des cris sauvages de ces loubards et des hurlements de la volaille épouvantée puis écrasée sous la mitraille de la racaille qui s’égaille avec gouaille…
Je reste seul dans la chaleur estivale de l’airial et de la forêt de pins profonde alentour, dans un silence de mort…
Etre ensanglanté dans le silence de l'airial, c'est une façon d'être riche comme Rhésus, non ?
Rédigé par : E_mmanuel | 18 août 2010 à 11h33