Piffuitt vient de manger du lion .
Dans cette bonne ville (de Lyon) certaines communautés veulent s’isoler : un coin de bus pour les femmes voilées et plus de cour à connotation d’éducation sexuelle dans les collèges de la ville. Que d’autres veulent enseigner le créationnisme, d’autres encore interdire telle ou telle pratique entrée dans les mœurs et nous voilà en plein crétinisme : tout droit revenus au Moyen Age voire dans la protohistoire.
Piffuitt désire donc rappeler les bases de la première compétence vitale pour la survie de l’humanité et le sublime bonheur de celles et ceux, canetons et canettes, délurées et délirants, qui donnent libre cours au plaisir des sens avec le même ou l’autre sexe.
Sexus operandi ouvre donc une série de leçons fondamentales à l’usage de ceux qui veulent éviter un abus de pratiques virtuelles sur internet, aussi désastreuses pour l’imaginaire que consternantes pour la vie de couple.
Naturellement la rubrique est déconseillée aux moins de 18 ans qui, de toutes façons ne sont pas assez fans des exploits rupestres de Piffuitt, de ses calembredaines et fredaines en tous genres.
En outre l’abus de bons et gros mots trempés dans le limon fertile d’un esprit iconoclaste peut nuire à la santé mentale de lecteurs ignares, sectaires ou dédaigneux de la sagesse séculaire des campagnes.
Les pets de lapin qui éclosent dans les clapiers comme les caquètements et coins et coins en tous genres qui égrènent la vie des airials isolés alarment les citadins en vacances. Ceux-ci s’effarouchent pour un hennissement, s’étonnent pour un cocorico et font leur groin de cochons pour un couinement d'un de leurs congénères à quatre pattes alors que la gent animale s’accouple à tout va. …
En attendant qu’ils s’habituent à ces ébats naturels qui ponctuent la vie au grand air, voici quelques voiles levés par Piffuitt pour l’éducation des masses populaires qui s’offusquent à la vue de leur ombre.
Sexus operandi , c’est la proposition estivale de Piffuitt, ce canard des chênaies qui voudrait participer à déchaîner quelques passions contenues jusqu’alors et contribuer, faute de lièvres, à lever quelques voiles.
Le sexe est certainement l’activité la plus communément partagée sur la surface de la terre dans tous les coins de la planète et d ‘un bout à l’autre du globe jusqu’ au fond des océans comme sur les vols transatlantiques, même avant qu’Emmanuelle s’y complut: s’envoyer en l’air à deux ou à plusieurs avec un partenaire du même sexe voire un ou plusieurs de l’autre, est devenu un passe-temps universel, fondamental, profondément fraternel, égalitaire et libertaire .
En plus, comme c'est bon pour la santé et certainement le meilleur anti-dépresseur qui soit, cette activité aussi ludique que sportive est une source d'économie pour la Sécurité sociale. C'est donc un gage républicain pour un citoyen responsable, conscient de ses devoirs qui mérite quelques conseils avisés visés par la censure même quand ils sont vissés en dessous de la ceinture..
Reste qu’il faut lever quelques voiles obscurantistes pour en profiter pleinement..
Voile n°1 : le clitoris est la plus belle conquête de l’homme quoique la moins bien partagée et souvent déconsidérée par des cons sidérés par une subtilité aussi déroutante. Il convient en effet, pour obtenir l’effet convenable, d'apprendre à se servir de cet appendice délicat afin de le conduire vers toute une harmonie de sons, qu’ils soient issus d’instruments à vent, à voile ou à vapeur.
Voile n 2 : le pénis n’est pas un os... mais il est toujours al dente quand il est manipulé avec plus ou moins de délicatesse, de dévotion et de rites sacrificiels par des mains ou des bouches expertes. Ce membre vit et il est aussi capable de fournir une palette de trémolos et des trésors de sopranos quand il est pris par d’agiles menottes de façon supranaturelle, mis en bouche avec componction puis ourlé par des lèvres attentives à lui rendre l’hommage qu’il attend.
Voile n°3 : le baiser alangui est le gage d’ébats langoureux. Il nécessite une harmonie parfaite entre des bouches qui se rejoignent dans un langage particulier pour le meilleur des débats amoureux. Langsam dit-on dans la langue de Goethe alors que les langues de velours sont les oriflammes des prémisses érotiques les plus échevelées.
(à suivre...)
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