Piffuitt a publié 400 notes depuis son entrée en bloguerie comme on entre par effraction dans une joaillerie, au rayon joie et sourire, pour y écouler de faux diams.
Quatre cents, comme quatre cents coups de canif dans l’univers frelaté de la publigande, cette machine à décerveler inventée par la collusion des medias et du pouvoir.
Cette technique de contrebande, contrefaçon sans façon du viol des foules, développe les recettes de la publicité au profit de la propagande. Elle est relayée par le zèle sans faille et la gouaille sans fiel des journaleux aux ordres qui oublient de vérifier leurs sources, font de fausses interviews, découvrent un charnier à Tsimisoara, véhiculent les bons mots du Président ainsi que les affabulations d’Al Gore ou de pseudos écolos qui jouent at home, renient la voix de certains experts au profit d’autres mieux en cour ou en odeur de sainteté dans l’antre de la pensée humide ou dans la panse de l’idée unique.
La publigande est sensée, cette insensée encensée par les intellos de tous bords qui se pavanent sur les étranges lucarnes aux côtés des soi-disant divas vagues des sunligths, nous faire oublier le quotidien en nous racontant des histoires à dormir debout pour nous faire voter droit éveillés et, parfois dans les coins, avec un fusil dont la hausse est réglée à la baisse du discernement et de l’analyse objective.
Pendant ces 400 notes plus ou moins réussies (si, si !) mais combien jouissives (n’est-ce pas Ninon ?), 55 mois sont passés à scruter les quatre sentiers battus par les medias au vent mauvais des scandales, des turpitudes des bêtes en cour, des successions d’avortements comme une course d’obstacles d’un canasson à Chantilly, des anecdotes parfois cocasses concassées à l’envi pendant une semaine pour nous faire penser à autre chose qu’à la crise...
Le but de ces manigances et de ces outrances ? Que les canettes, canetons et canaris se satisfassent de leur sort métro-boulot-dodo-zappo, pour ceux qui bossent fort comme des turcs et phosphorent comme des trucs à étincelles . Hélas aussi, pour tous ceux qui n’ont plus d’autre horizon dans la vie que les 29 jours qui constituent des fins de mois difficiles, un avenir bouché et un sort cradingue avec comme issue... le suicide, la mort ou la dérive vers les abîmes du désespoir…
Oui da, à califourchon sur le dos de ce monde en crise, il est vrai qu’il est exclu de parler de soie car la toile de jean domine un monde de cupidité gouverné par les aveugles du FMI, de l’OMC ou de la Banque Mondiale. Leurs yeux cernés de Ray Ban (Ki Moon) sont rivés sur des statistiques, la tête cadenassée par un dogme inique fondé pour que les riches deviennent encore plus riches et les plus pauvres encore plus pauvres (si l’on en croit le prix Nobel de l’économie Joseph Stiglitz qui a passé du temps à se battre dans ces institutions de l’amorale libérale).
Résultat de cette désillusion: 5 milliards de personnes vivent avec moins de deux dollars par jour alors que d’autres récoltent un ou deux millions par mois pour amuser la galerie (qui hurle le plus souvent de dépit ou, pis, de colère) avec leurs pieds et leurs mimines puis scander l’année par leurs jeux de cirque de cette société de pain et de lauriers, panem et circenses, pour les nantis et pas de nems ni d’encens pour les autres, les rancis.
Cet été 2010 illustre bien cette escalade de salades: un mois de foot, un mois de tour de France, un mois d’athlétisme et de natation. Et, pour les médaillés de cette guerre des images, des déjeuners à l’Elysée pour concentrer l’attention des gogos avant cette annonce extraordinaire après les diversions estivales : la crise est là (!) et nous pouvons remettre nos ceintures de chasteté en nous préparant à battre en retraite…
Pimentez le tout avec des catastrophes à travers le monde frisées en boucle, ajoutez un peu de rom comme alcool à brûler, des statues de frèche date pour l’ornement, un petit blanc pour souder une équipe de mercenaires, et vous obtenez un beau barbecue pour l’été auprès duquel veille lagarde rapprochée du Président qui pédale dans la semoule du gratin international. Vous serez bénis braves gens en confessant vos péchés et faisant amende honorable: vobiscum, dominus, domenech , amen!
Que peut faire un pauvre canard des chênaies landaises, sinon exagérer un peu le trait pour être lu par quelques fidèles et commentés par un cheikh (prononcez "cher"!) e-manuel happé lui aussi comme nous tous par l’Ogre , mystifié par l’Empire AAA, interdit de diverger dans son boulot et obligé d’un peu plier aux conventions de frênes éthiques pour éviter que son job sente le sapin. Nous avons tous nos chênes qui se mesurent à l’aune de nos péchés même en buvant du sirop d’érable…
Evidemment canetons et canettes, vous pouvez sourire à l’effet de cerfs, vous plonger dans les mystères de l’halieutique ou dénigrer les jeux de mots dont la prose de Piffuitt se gargarise comme la bio d’un blogueur sachant débloguer qu’il se complaît à tisser au fil de ces notes dérisoires, souvent caricaturales, et qui font se rencontrer les hasards d’une actualité montée en épingle à nourrice par les médias, sans autre discernement que des coups de coin-coins qui résonnent au moment du dessert dans le désert des chênaies landaises depuis que Klaus a rasé 60% de la forêt de pins.
Qui se soucie de cette désolation qui mettra une génération à reverdir ? Quatre cents mois, dont les derniers, les plus tardifs, sans moi !!
Certains canetons auront aussi pu découvrir la tendance de ce canard à l’eros rosse et sa pensée délirante entre le non sense de Leacock et le dévôt des mots Devos. Cet excellent exercice de petits pois altère le tout à l’ego pour renforcer la folle du logis avec un enjeu de taille à chaque fois (tenir la cadence malgré d’autres activités) et un défi (entre autres défauts) : attirer des commentaires et des débats qui sont comme des jalons de présence sur cet itinéraire de la publigande.
Chaque sujet abordé permet de confronter des sources différentes et d’apprécier l’étendue dévastatrice de la publigande qui, sur tous les sujets, étend un épais voile de pensée unique assez stupéfiant qui recouvre les cerveaux pour éliminer tout esprit critique et tout renversement des paradigmes communément admis. Ainsi (exemple d’actualité) pour la lapidation et le sort des femmes à travers le monde… Bizarre vous avez dit bizarre ?
Quatre cents : c’est pas cher pour un canard, au prix où est le cognac d'autant que Piffuitt lui préfère un super armagnac de derrière les fagots !
AAA, l'ami accro à Alain apprécie avec amitié l'allusion aux anciens alcooliques anonymes à ajouter aux andouillettes AAA !
Rédigé par : E_mmanuel | 23 août 2010 à 13h22
Baste ! Brave bête bavarde, bêtifiant brillamment bidouillage badin ! Bizarre ? Bédouin basané, bordeluche blasé : bonnement baba bavant béatement buvant bière brassée, bredouillant brassant bonne biture , beurk!!!
Rédigé par : piffuitt | 23 août 2010 à 17h19
C'est créatif cette collection composée ! Comment continuer comme ça ces commentaires ?
Rédigé par : E_mmanuel | 04 septembre 2010 à 08h47