Résumé de Ah l’imprécis d’histoire ! : Piffuit poursuit sa rêverie comme un imprécis d’histoire des invasions….
…Les Alains, seuls, dans des oripeaux noirs tannés, prélevés sur leurs ennemis vaincus, puis jetés sur leurs épaules de pierre à l’instar des shahs cieux des tsars, faisaient les malins. Des siècles plus tard, ils s'étaient convertis en pages de sagesse, jouant les minets à la peau blanche et faisant des câlins à l’improviste à la cour des Rois fainéants.
Les Vikings, désemparés sans leur king, velus comme des king-kong, avaient aussi perdu leur camp et cherchaient encore, hagards, la gare du Nord, après avoir brûlé leurs vaisseaux sanguins en psalmodiant « veni, vedi, vichy ».
Les Sarrazins, précédés de leurs crécelles, étaient grands amateurs de pucelles qu’ils traquaient dans les parcelles de blé mûr et récoltaient mieux que les raisins quand ils cherchaient la route de Corinthe.
Les Turcs laissèrent des traces de leur esprit byzantin quand Attila apporta les feux de sa civilisation avec un des trois boss forts qui l’accompagnaient.
Les Angloys, autrement dits Bretons, mirent cent ans à vendanger l’Aquitaine et à guerroyer en cherchant des feuilles de thé au rhum, avant de refluer dans leur ile pour élaborer leur plan de reconquête autour d’une table ronde et revenir pour fonder leur empire.
Les Espingouins passèrent ensuite dans un sens et dans l’autre, au gré des amours des rois qui les employaient. Tous les peuples d’Europe arrivèrent plus récemment, polacks, portos et italiens, puis les gars de l’est qui remplirent les fabriques d’une main d’œuvre servile. Les Africains vinrent, au retour des colonies, dans les bagages des pacificateurs défenseurs des Droits de l’Homme. Les Teutons construisirent pour un règne de mille ans des tentes en dur le long des plages océanes et s’y prélassent désormais pour leurs vacances.
Les Roms anciens ont cédé la place à des Roms errants avec des petits plans de retour au pays. Ces néo-Roms, n’ont plus rien d’antique même s’ils font tiquer bien du monde qui leur taille un mauvais roman qui ne sent pas la rose.
Mesurons et résumons ce rébus invasif déroulé en cinémascope dans la tête de notre héros Bin des Bois qui anticipe la venue de son oncle Ben Ladin Denoêl caché dans la 5° de New York:
Les Huns unissent leurs forces.
Les Gaulois rêvent de gloire.
Les Francs sont à la baisse avant de laisser échapper un ace et de prendre leurs aises.
Les Romains sont sur la mauvaise voie.
Les Goths font des passes à cailles.
Les Wisigoths troussent leur dot.
Les Ostrogoths jurent comme des diables .
Les Alains spires et spores, tifs en bataille, portent le deuil de leurs ennemis.
Les Vikings sont perdus dans les brumes de l’espace-temps et de l'aquavit.
Les Sarrazins repoussent après Charles Martel.
Les Turcs ont des trois trucs avec des fifres et des soufis.
Les Roms dégustent de la mélasse et pédalent dans le yaourt pendant que leurs voyagistes boivent la tasse…
Les Teutons ont l'accent nasillard à l'ombre éternelle de leurs bunkers.
Quant aux autres, ils bossent en rêvant de vacances sur les plages qui ont vu naître leurs ancêtres…
…Mon tout se perd dans le cosmos d’une humanité bigarrée dont Piffuitt cueille les fruits imaginaires comme des cerises savoureuses alors que la hulotte stridule son hurlement perçant comme un tapis nocturne.
Pendant ce temps, la lune scintillait pour accompagner le souper des vieux landais de souche qui n’avaient pas encore rejoint leur couche. Ils dégustaient lentement de gras et dodus ortolans vite engloutis avec une goulée de vin de fleurs qui soigne les bleus à l'âme.
Sans parler des escargohts qui envahissent nos salades. Qu'un cent impur abreuve nos sillons !
Rédigé par : E_mmanuel | 04 septembre 2010 à 08h56