- Résumé : Piffuitt propose un nouveau jeu de société chic et choc utilisant les nouvelles technologies à la fin des repas entre amis. Tout le monde peut jouer avec un ordinateur, un animateur, un interviewer et un hacker…
….Le hacker a accédé notamment au numéro de sécurité sociale du joueur, à son compte en banque, à son numéro de carte bleue et à ses cartes accréditives.
Le jeu est réputé fini quand le hacker s’exclame. « Ca y est, j’y suis arrivé ! ».
A ce moment précis, l’animateur remercie le joueur dont les comptes viennent d’être vidés et le plafond des crédits explosés, puis illico répartis entre l’animateur, l’interviewer et le hacker.
Le public applaudit bien fort la prestation du joueur en se jurant de faire beaucoup mieux, sans bien évidemment savoir de quoi parle le hacker. Les applaudissements à tout rompre et les sifflets à tout casser ayant cessé, chacun s’empresse de se porter volontaire pour vivre l’intensité émotionnelle de ce voyage initiatique unique.
Un joueur suivant est donc tiré au sort ou désigné par l’animateur pour ce moment de gloire. Une demi-heure après, l'heureux élu -alleluia- sera ruiné et, même mieux, endetté jusqu’à la fin de ses jours, laquelle peut être plus précoce que prévue d’ailleurs…
La soirée s’achève quand l’un des joueurs, méfiant ou subitement inspiré, vient de comprendre le truc et s'écrie acide : "O rage, ô désespoir...!"
Il prend son téléphone portable et cherche à vérifier ses comptes. Cela arrive rarement vu l’état d’imprégnation alcoolique de l’impétrant empêtré dans les miasmes délétères de son aventure, immergé dans l’éther de cette séquence de vérité, avant d'être complètement à terre atterré par sa terrible bourde. Ayant découvert le pot aux roses rempli d’épines mortelles, il se tire une balle de revolver (obligeamment fourni par la maîtresse de maison avec un dernier verre de schnaps) dans la tempe et s’effondre aux pieds de ses amis d’un soir ….
Pour faire durer cette folle nuit jusqu’à l’aube, et éviter cette fin aussi prématurée que lamentable, il convient de confisquer les téléphones portables des invités dès le début de la soirée.
Nonobstant, une fois sa déchéance révélée, le joueur peut aussi choisir de passer par la fenêtre à la seule condition que la partie se passe à hauteur du 5° étage.
Ce final original peut donner lieu à un autre jeu subsidiaire: celui du parapluie…en sachant qu’il faut au moins cette hauteur pour ouvrir l' ustensile quand son possesseur est en chute libre…Chacun sait que cela porte malheur d'ouvrir un parapluie quand il ne pleut pas mais l'hôtesse, même la plus prévenante, ne peut généralement pas offrir à chacun de ses invités un parachute doré......
Nous y reviendrons dans de prochaines notes consacrées à d’autres expériences extraordinaires qui peuvent rénover la panoplie des jeux de société traditionnels lors des soirées entre amis.…Pétanque ou rugby d'appartement constituent des mines inépuisables de réjouissances pour traquer la sinistrose ambiante...
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