A force de contre-petteries, les caleçons on tapé dans l’oeil des sales cons qui se sont mis en devoir d’étourdir la rumeur et de transformer des caleçons en cales son de la morale bourgeoise.
L‘histoire se passe dans une banlieue chic et bien pensante de cette ville qui a vu naître un maître de tolérance qui devrait conduire aux bonnes moeurs de tous les ménagers de cette cité. Or cette ménagerie enfante quelques terreurs des banlieues qui, n’ayant rien d’autre à se mettre sous la dent pour asseoir leur popularité de conseillers municipaux, font régner la terreur avec leurs limiers pas toujours fins de la police municipale.
Un restaurateur qui n’en est pas à son coup d’essai publicitaire, mais aime la bonne chère comme les canons du ferret des vices rois qui accourent dans son estaminet avec tous les minets et minettes à la mine effarée, vient d’opérer un coup de pub spectaculaire.
Voyant défiler chaque matin des automobilistes contrits par la perspective peu réjouissante de devenir salariés pour le reste de la journée, gourmandés par des ménagers sans ménagement, ce gargotier a eu une idée qui, remontant de ses chaussettes, est arrivée jusqu’au niveau de son bassin qui, en l’occurrence, est celui d’Arcachon.
Il a donc fait un saut de puce au marché aux puces du coin et y a dégotté un lot de caleçons multicolores de bonne taille, 60 pour être exact, ce qui comparé à celui de Carla, 36 selon les sources de Piffuitt, commence à faire grand même pour une diva comme Marion Jones.
Retour dans son restaurant, déjà agrémenté par de ravissants réservoirs d’avion de chasse pour décorer la vitrine, ce génial émule de Marquis de Sade® dont Piffuitt est le divin Pdg qui, faute de marquis, a pris le maquis, inscrivit une lettre sur chaque caleçon.
Ensuite, chaque caleçon fut affiché devant chaque réservoir d’avion de chasse pour interroger le morne chaland vaquant vers son boulot encore dodelinant de ses rêves de dodo pas cadeau. L’inscription hautement philosophique ainsi conçue par notre aubergiste s’épelait donc ainsi « Q.u.e p.o.u.v.e.z. v.o.u.s. c.h.o.i.s.i.r ?»
Chacun verra évidement le terrorisme du propos aussi bien au plan intellectuel qu’au plan social .
Le caleçon du sale con préposé à la morale publique ne fit qu’un tour en cette période faste pour le plan Vigipirate. « Il s’agit là sacrebleu - tempêta l’édile chargé de la sécurité- d’un outrage à la bien pensance publique, à la sécurité républicaine comme à la morale chrétienne ».
Or personne n’avait trouvé à redire mais cet édile, le bien nommé D. Priment, envoya la force publique pour retirer illico ces caleçons de la morale décadente…Il mit ainsi un cale son à la rumeur qui allait s’enflant et au flot de véhicules qui s’étaient détournés de leurs itinéraires habituels pour s’offrir une franche rigolade en imaginant les mégères porteuses de ces caleçons ou seulement s’offrir un sourire matinal à la vue de ce haïku original.
Mais l’édile débile sorti de sa campagne n’avait aperçu que la dernière syllabe et le restaurateur fut contraint d’enlever les causes de son infâme outrage. Il s’offrit un grand rire avec les nouveaux clients qui se précipitent désormais à sa table…
Les caleçons vont donc faire l’objet d’une vente aux enchères qui promet d’attirer du monde pour une cause humanitaire : "les caleçons du cœur" sans doute ? Ou « les sales cons décus », pardon, déçus…
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