Résumé : Piffuitt est reçu par le Président de la République, qui se sent comme un des plus pauvres zéros pointé par sa Carla, désappointé et cloîtré dans sa résidence de l’Elysée depuis plus de 1260 jours…
- En plus je croyais avoir éteint l’étincelle de ce vil pin qui n’est même pas des landes, mais non seulement il s’est remis de Clearstream sans attraper le sycocyte qui ravage la forêt landaise et maintenant il se montre partout pour souffler sur les braises: pas étonnant que le trou d’ozone s’élargisse.
- Ah, oui...
- Et vous connaissez la dernière ? Les masses populaires qui n’ont rien compris ni à la soirée du Fouquet’s , ni au bouclier fiscal ni à l’Isf n’ont rien compris non plus à mon slogan génial « travailler plus pour gagner plus »... Et après avoir adoré Marchais maintenant ils se bousculent en rangs serrés pour marcher dans les supermarchés.
- Et cela vous étonne ?
- Oui, car les retraites tardives c’est comme les vendanges : plus c’est tard, meilleur c’est!
- C’est un slogan qui devrait passer à la postérité lui aussi, Monsieur le Président !
- Je suis content qu’il vous plaise ! En plus, ces ingrats, je leur offre un salaire à taux plein pendant deux années supplémentaires et, au lieu de me remercier, que font-ils, je vous le demande ?
- Ils défilent …
- Oui ! Ils me défient! Ils organisent des retraites aux flambeaux qui dégagent du C02 et augmentent le trou d’ozone. Comment dans ces conditions voulez-vous que je me sente bien en me rasant le matin ?
- Difficile, en effet...
- Tous ces gaspilleurs me disent qu’en 2012 je ferais mieux d' aller pantoufler dans une banque internationale pour la ruiner si, d'ici là, je n’arrive pas à ruiner les petits porteurs et tous ces énergumènes qui m’en ont fait voir pendant quatre ans... Ce sera plus efficace que d’augmenter la Tva, ou de multiplier les grèves pour un oui ou pour un non.
Carla survient : elle voulait venir sur, mais elle s’est ravisée au dernier moment en voyant son époux occupé... Carla survient donc sur ces entrefaites pour que son petit Nicolas lui fasse sa fête,en lui susurrant : « Je suis venu te dire et te prédire... sans médire... ni maudire… »
Quoi ? Piffuit n’en saura pas plus…L’intéressé sans mot dire interrompt illico l’interview.
« Eh bien, mon cher Piffuit je suis sûr qu’on s’est tout dit pour aujourd’hui !»
Il ajoute, se consacrant à son aimée avec un air ravi contemplant une italienne alanguie:
« Veux tu que je te dise ma dorée où je vais t’embrasser après le départ de mon hôte ?…Ote mon… »
Le reste s’étouffe dans le bruissement vaporeux des étoffes qui se froissent dans un zeste de geste leste....
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