Cela fait maintenant 1275 jours que nous déplorons le confinement dans lequel notre Président est obligé à parcourir le vaste monde, à telle enseigne qu’il est comme le furet futé de la forêt, quand on cherche à le localiser : « il est passé par ici, il repassera par là !»…
Cela fait maintenant 1275 jours que notre élu zélé de l’Elysée s’oblige à présider notre raie publique de moins en moins pudique quoique de plus en plus voilée (faut bien l’avouer sans se voiler la face malgré la morale qui s'affaisse) et, dans ce même temps où il préside à nos destinées qui nous conduisent droit en enfer sans rente, il a présidé l’Europe, il préside l’Union pour la Méditerranée.
Désormais, pour présider le G20, vin de chianti obligatoire dans son bel avion tout neuf doté d’un four à pizzas, il risque d’être fin saoul en arrivant à Séoul. Plus tard, quand il manquera d'énergie, il pourra se consacrer …à présider l’ACU (Association des Cyclistes Unis) ..
A ce rythme infernal, digne d’un diable édenté, les molécules qui composent superman subissent de telles contraintes paradoxales que s’ensuit une bien curieuse pathologie. Elle se traduit par une déformation spatio-temporelle critique :
- les neurones ont du mal suivre et s’embrouillent dans un fatras digne d’une pelote de laine avec laquelle viennent de s’amuser une meute de chats persans radioactifs ;
- les muscles s’étirent comme les cordes d’un violon maltraitées par l’ archet bon marché d’un violoneux tzigane inspiré par une meute de roms délocalisés dans un tonneau de rhum,
- le corps a du mal à suivre les ordres et les contre-ordres du cerveau, ce qui lui confère une démarche saccadée du plus bel effet, digne du chaînon manquant dans la lignée de l’homo sapiens sapiens, le fameux sarkofrenesis casus belli;
- les paroles se bousculent dans sa bouche en un flot bouillonnant de scories libidineuses (la pauvre Laurence Ferrari vient tout juste d’en voir les effets) ;
- ses idées s’embrouillent comme ses magouilles dont les lacs et les entrelacs, les sacs de nœuds et les ressacs des flux et des reflux de sa pensée complexe, trompent jusqu’ à son ombre.
Il apparaît tellement pressé comme un citron ou une bière sous pression dans le bar d’une foire foraine, et tellement en déphasage avec ceux qui l’entourent qu’il en vient à se lever en pleine nuit comme un vil pin des landes, chapardeur patenté pas tenté par le dialogue, pour promulguer une loi qui est sensée l’éloigner de sa propre retraite….
Récemment, quand il est allé voir le pape et malgré ses simagrées qui le faisait ressembler à un canard confit en dévotions, même le Saint Père se perd dans une allocution dont l’élocution prête à confusion en confession comme à profusion quand il a donné sa bénédiction pubis et orbi alors qu’il priait en louchant sur les seins sacrément rebondis de Carla... « Tabernacle ! » s’est-il écrié quand le pape lui a donné le saint sacrement.
Piffuitt a voulu comprendre ce cri d’orfraie qui réchauffe nos cousins canadiens au cœur de l’hiver. S’approchant de sa canette dans l’espoir d’un câlin, il a eu la révélation divine : effectivement lui échut un cri du cœur chahuté, vite réprimé par un "chut!" pour ne pas alerter les voisins endormis comme les inuits dans l’ennui de la nuit qui nuit alors que nul espoir luit... Il frôla la peau moite alanguie à l'envi au fond du lit tout en caressant un sein sacrément bon et rebondi : il se priva du même coup du saint sacrement .
Ce péché de stupre et de luxure le coupe définitivement du paradis céleste pour ce geste leste et ce zeste de volupté: sacré garnement!
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