Canetons et canettes, canaris et canisses, cantons et cantines, vous avez été abandonnés quelque temps….
Piffuitt revient d’un de ces pays où les belles en burqa se rencontrent à la pelle et même si la pelle supplante la belle dans ces mornes défilés exotiques, les belles qui se pavanent dans nos villes pour montrer à tous leur indépendance d’esprit et leur liberté enfin retrouvée derrière leur voile librement consenti, imaginent elles l’extraordinaire alibi qu’elles fournissent, de la Lybie aux confins du Maghreb et de l’Arabie aux contrées plus excentrées, à ces monstres de machisme totalitaire?
Oui il faut rencontrer et écouter ces émirs aux mirettes vitriolées qui dénient à la femme la moindre parcelle d’autonomie et leur imposent un esclavage insoupçonnable à l’entendement occidental.
Ces femmes voilées, violées, vitrioliées, cachées, martyrisées, confinées dans le cache de leurs forteresses vides, réduites à néant dans le for intérieur d’une existence plus sordide que le pire des emprisonnements, réduites à des tâches ménagères exclusives et aux fantasmes de bêtes de sexe qui ne pensent vraiment qu’à cà et pour qui le moindre bout de chair est un appel au viol, bestial et irrépressible…Ils agissent ainsi sous couvert d’un livre saint dénaturé qui prescrirait la réclusion à perpétuité des femmes pour la seule satisfaction de ces monstres de bestialité hystérique.
Pour ces hommes préhistoriques, les droits humains fondamentaux (quelle notion contre nature !) sont déniés à des êtres qui, dans la lignée phylogénétique, sont moins bien considérés que les faucons de chasse soignés à prix d’or dans une clinique (« c’est où ? par là mec ! c'est à Ryad!») où de chics cheiks signent des chèques faramineux pour le moindre bobo de leurs chères bestioles, moins bien considérés que le moindre animal de compagnie qui est choyé par des barbus confits en dévotions et dévots en confiteors….
Les belles en burqa de nos cités, qui prétendent défendre leur droit à leur liberté d’expression en s'affichant tous voiles dehors, ont-elles bien conscience de l’extraordinaire privilège qu’elle s’octroient en se proposant ainsi, comme un exemple de liberté suprême, en invoquant de surcroît les principes fondamentaux de la république laïque, dont elles défient les lois?
Elles ne pourraient guère le faire dans une "république" dont elles affichent les colifichets de pacotille qui sont autant de témoins de servitude de leurs consoeurs enfermées dans ces mêmes atours ! Ont-elles réfléchi deux secondes et écouté leurs consoeurs ligotées et bâillonnées dans l’expression de leur féminité et de leur être au monde, acculées à une non-existence, à un sombre cauchemar sans réveil, à une vie d'ombre sans soleil (92% d'entre elles manquent de vitamine D et ce taux monte à 96% pour des femmes complètement voilées, selon une étude de scientifiques jordaniens) ?
Nos belles rebelles en burqa ont elles entendu ces femmes d'ailleurs, voilées et gantées même sur leur lieu de travail, confinées dans un régime totalitaire absolu qui nie leur moi, renie leur existence même d’être humain parce que les mâles sont tout heureux de les consommer comme objet de lucre, de luxure et de stupre et s'opposent à ce qu'un seul bout de chair vienne à apparaître à d’autres yeux qu’à ceux de leur maître, seigneur et despote ayant tous les droits sur elles?
Savent-elles, les belles en burqa de nos cités, ces intellectuelles qui revendiquent leur indépendance d’esprit et leur intelligence, que leurs consoeurs d’ailleurs disparaissent comme par un triste enchantement aux yeux de tous pour mener une non-existence de fantôme dans l'ombre de leur homme?
Ces aliénées sont refoulées dans un coin de la maison si un invité étranger y est admis pour un repas miraculeusement servi par d’étranges ectoplasmes sans forme ni voix. Elles restent hors de la vue de l’étranger qui pourrait -par son seul regard forcément lubrique- attenter à la propriété exclusive, corps et âme, paroles et pensées, du maître et tyran, voire inciter ce non-être tentateur à développer des pensées impies dont son mâle doit être le seul destinataire à profiter et à jouir pleinement, et sans partage, même si lui-même s’octroie le partage des faveurs de plusieurs de ces belles en burqa avec la bénédiction du Prophète !
Ah! mes très chers amis, vous, ces sidis d’ici et d’ailleurs, quelle régression avez-vous entamée en acceptant cette reddition à une foi dévoyée par les pires profanateurs de la pensée humaine ! Ah mes amis que n’avez-vous protesté et affirmé votre volonté d’égalité en temps voulu pour éviter une telle déchéance des droits humains fondamentaux de nos compagnes qui se sentent ainsi mutilées, dénaturées et rangées au rang d’un accessoire moins fiable qu’un sex-toy! Vous voilà maintenant revenus au temps des orangs outangs comme votre démarche simiesque commence à le montrer!…
Pour certaines de ces martyres, parmi les plus riches et les plus rebelles de ces contrées où la main de la démocratie n’a pas encore mis les pieds (comme dirait Alexandre Dumas), mais où la publigande ficelée par les livres saints et un régime qui a la banane, la fuite de ces belles en burka reste l’issue des plus audacieuses. Celles qui paradent dans nos rues peuvent-elles être vraiment contentes de contribuer au saccage de leurs consoeurs qui n’ont même pas cette possibilité d’afficher leur différence en déambulant, démantibulées, en compagnie de ces "tristes barbus" observés par Amin Malouf dans les Identités meurtrières qu’il faut lire et relire ….
Pouvons-nous encore supporter longtemps, en toute inconscience, que les belles en burqa bêlent à Paris et s’abêtissent sous d’autres cieux en subissant le sort réservé à la chèvre de Monsieur Seguin?…
Vous avez bien raison : heureusement qu'il existe un coran alternatif !
Quand Pifftuit trempe ses plumes dans l'ancre militante, c'est normal qu'il ait envie d'aller toute voile dehors.
Rédigé par : E_mmanuel | 19 décembre 2010 à 13h55