Piffuiit revient su les fées de serfs qui asservissent de plus en plus les canetons dans une époque de campagne pré-pestilentielle :
Ainsi est-il à craindre que dans les quinze prochains mois, un échauffement de quelques degrés -suite aux débats électoraux byzantins et à des programmes en forme d’usine à gaz- conduisent à des affrontements volcaniques mais stériles, avec de plus en plus d’émissions de télé-irréalité, gaz soporifique entre tous et néanmoins propice à un réchauffement politique catastrophique porteurs de typhons de xénophobie qui submergeront les ilots de sagesse républicaine et les territoires inondables de la laïcité.
Le risque est alors réel d’entraîner un raz de marée capable de submerger les terres encore cultivées par les forces politiques actuellement éruptives. Ne surnageraient alors, après la fonte de la banquise communiste qui s’accélère depuis une vingtaine d’années malgré son capitaine ronchon, que des terres extrêmes ou des péninsules marines en peine de reconnaissance dont certains habitants vouent un culte idolâtre aux déesses mythiques qui fondèrent le centre névralgique de la nation : Sainte Blandine, Sainte Geneviève et Jeanne d’Arc.
La république décadente comme l’absence de pensée royale seraient balayées comme de vulgaires fées tues de paille, puis englouties dans le néant pour une longue période glaciaire en attendant le réveil douloureux opéré par la fée Carabosse qui adore manger les petits nenfants.
Certains ont peine à croire qu’une telle issue catastrophique soit possible, mais un duel au sommet, entre deux finalistes aux abois (de chauffe) , conduirait sans peine à la victoire de celui dont le degré d’échauffement atteint déjà la barre fatidique des 30° et relègue loin derrière lui tous les autres grands cerfs, les braves chevreuils et autres biches de moindre acabit, pauvres filles et mater dolorosa .
Les serfs auraient alors définitivement perdu la partie de chasse et leur trésor se réduirait comme une peau de vrai chagrin dans une vallée de larmes éternelles, sous le vague regard méprisant des Princes qui nous gouvernent, leur lorgnon rivé sur la ligne ascendante de leurs profits.
Les fées n’auraient plus qu’à confirmer les faits et ceux-ci donneraient raison à celles-là.
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