Notre Merveilleux Sinistre de l’Educassion Nationale (que le monde entier ne nous envie plus depuis que nos mouflets sont classés en 22° position pour l’apprentissage des sciences) laïque et apostolique, sans doute retour de cure à Chatelcouillon, vient d’avoir une série d’idées lumineuses pour alléger le Mammouth et augmenter encore le taux d’échec scolaire de notre phénoménale djeunesse qui troue ses jeans sur les bancs de l’école.
Afin de mieux faire comprendre la fluidité de la pensée scientifique, notre cher Sinistre propose de confier les cours de quatre disciplines majeures : physique, chimie, mathématiques et technologie à un seul enseignant. Ainsi quatre égal un dans la nouvelle arithmétique ministérielle, ce qui facilite le non remplacement d’un enseignant sur deux qui part à la retraite, la suppression de l’année pratique de la formation des maîtres et la suppression de la formation des enseignants du supérieur.
Piffuitt, dans le but louable d’aider notre Chatel hein ? dans sa tâche de rationalisation, propose de pousser le raisonnement beaucoup plus loin en prenant l’exemple pédagogique d’un marteau. Oui, un simple marteau que chacun utilise tous les jours, banal comme exemple mais compréhensible par tous dans le processus pédagogique qui tient tant à cœur à notre sinistre fossoyeur.
Si chaque caneton comprend aisément que ledit marteau résulte d‘une fabrication qui met en évidence une technologie particulière de résistance des matériaux et de surfaçage après avoir été calculé avec les équations ad hoc, il a été mis en fabrication grâce à des traitements physico-chimiques qui en expliquent la résistance. D ’autres équations mathématiques et des axiomes physiques permettent de comprendre que lorsqu’un marteau est projeté sur un pauvre clou qui n’en peut mais, il est possible de calculer à l’aide d’un algorithme simple l’enfoncement du clou dans un mur, une poutre de chêne ou une cloison de placoplâtre les différents centimètres d’enfoncement à chaque coup et la force qu’il s’agit de déployer pour que chacun de ces matériaux s’enfoncent d’un, deux ou dix millimètres selon l’objectif poursuivi…
Notre marteau modèle est donc utilisé dans une version pédagogique à nulle autre pareille. Reste à trouver le budget pour que chaque enseignant puisse s’offrir cet objet de concorde avant qu’il ne devienne un objet de discorde lorsqu’un enseignant, pris de folie subite devant cette explication intégrative et l’effort demandé avec son ridicule bagage initial de l’IUFM en forme de réticule obsolète, devienne un tueur en série en saignant…
Or donc, Piffuitt propose de poursuivre l’idée lumineuse du ci-devant sinistre qui consiste à rendre compréhensible la pensée scientifique dans le continuum multidisciplinaire qui concerne notre pauvre marteau expliqué aux enfants des écoles qui sniffent souvent autre chose que de la colle.
En outre, il faut bien comprendre qu’un marteau comporte un mode d’emploi qui s’explique de deux façons, écrite et orale. Avec une dictée et un exposé pour ce faire, nous voici donc au carrefour de la communication et du français dont tout bon prof de sciences peut s’emparer allègrement (pas toujours) mais lui ment encore plus.
Poursuivons encore un peu et réfléchissons sur l’usage du marteau qui peut être utilisé aussi bien pour planter un clou de quelques millimètres ou taper sur son voisin . Dès lors la science s’empare de la conscience et la philosophie perd derechef un prof supplémentaire.
Continuons la compréhension de la pensée sinistérielle par la compression heuristique du processus d’intégration qui confine à la désintégration de l’apprentissage classique dans le creuset impulsé par notre chatelcouillon en charge de ce processus de réduction des têtes tant prisé dans certaines tribus d’Amérique du sud.
Notre marteau a une histoire dont l’évolution à travers les âges mérite évidemment quelques éclaircissements, ce qui fut fête en s’arrêtant quelques instants en compagnie de son amie la faucille. L’ami Marx et Staline, son bras armé. Ce qui nous ramène à l’histoire de France avec l’impératif qui va le décrocher bien compris grâce à Georges Marchais, et miss Buffet avec moins de zèle.
Le marteau à travers les âges qui rend fou les pharaons comme tous les dictateurs plus actuels, cède alors la place au marteau à travers le monde puis au marteau qui, dans l’oreille interne nous permet d’entendre les sons et le mur de ceux qui le franchissent.
Cette leçon d’anatomie confinant à la psychologie, nous conduit tout droit au Petit Prince de Saint Ex qui demandait à son ami le renard « Dessine moi un marteau ».
La poésie boucle ainsi le processus de compression du processus scientifique permettant une compréhension holistique, réticulaire et systémique du marteau, symbole heuristique et oecuménique du nouveau modèle voulu par ce Chatelbrouillon qui laissera certainement son nom dans les annales (eh ben mon colon !) comme un banal fanal le long d’un canal…
Ah j’oubliais, l’heureux prof élu pour cette compression scientifique sera dans un PC multimédia, type blockaus sécuritaire, pour dispenser son savoir à la multitude les yeux rivés sur des écrans d’Ipad et les Qcm remplaceront les chahuts sympas des classes antédiluviennes.
Si j’avais un marteau…. l’école serait la maison du bonheur…loin de Big Brother!
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