Piffuitt en a ras le caquet ! Il ne croit plus en son étoile de réséda vide de sens et pas davantage que le travail en version concentrée le rende plus libre. Ses canetons non plus d’ailleurs !...
Tout le monde l’insulte sans égard pour sa condition de canard éprouvé par une vie de labeur, parqué dans des camps d’internement, gavé chaque jour sans foi ni loi par des éleveurs qui se paient sur la bête pour que son foie sois loué, ensuite ingéré puis digéré aux quatre coins d'une planète pas nette par des nantis bourrés de magrets dont les simagrées confites en dévotion refusent d’admettre sa condition de victime expiatoire de cette société de consommation. En outre, il est méprisé, insulté, harcelé, vilipendé, dénigré, mystifié, mis en cause à tout propos par un florilège violemment anti-palmipède:
- Eh, va donc, espèce de canard boiteux !
- Et celui là, y casserait pas trois pattes à un canard !
- Il est élégant comme un canard qui va à vêpres …
Sans compter le langage courant qui est une insulte permanente à l’espèce :
- Celui là, il va caner !...
- Quelle cancanière celle-là !...
Ces bons apôtres nous accusent même d’être responsables de la météo quand il fait un froid de canard…
Ce harcèlement va même encore plus loin. Quand quelqu’un claudique, les pauvres canetons sont encore victimes de cet ostracisme : il marche en canard . Passe encore sur cette infamie qui a fait les beaux soirs des bobos pendant un été ; elle mériterait un boycott total de toutes les discothèques et la révolte de toutes les basses-cours : haro sur la danse des canards !
Mais ce qui fait déborder le vase (de nuit) et explique que le sang mêlé de Piffuitt n’ ait fait qu’un tour, c’est la dernière allocution présidentielle pestilentielle car, à cette occasion grandiloquente, il est de bon ton de parler de vendre un canard à moitié. Ah, la belle mystification que voilà ! Comment remanier le gouvernement en éliminant les canards boiteux et couper le cou à tous ces canards qui infestent la mamosphère depuis deux mois ?
Eh bien, trouvons une raison frappée au coin-coin du non sens, souffle un conseiller anti-mamaire ! Ces méditerranéens, canetons arabes confrères ostracisés qui, d’habitude, ne cassent pas trois pattes à un canard . Cette fois, ces fils de mamelouks dont la France faisaient de la chair à canons comme on fait des rillettes de canard, deviennent responsables de la folie du monde et de la foire d‘empoigne élyzéenne!
Dans les vapeurs d'un hammam, ces immondes mamophiles ont eu le tort de faire des mamours à la mamie, dont les affaires lui sont bien sûr totalement étrangères. Il faut dire qu’il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent pas. Or, elle affirme qu’elle est irréprochable et Fillon use du filon. Elle ne fait donc rien : que des affaires. CQFD ! Il ne lui reste plus qu’à boire le ciboure jusqu’à la lie avant que ne sonne l’hallali
C’est beau à son âge de canette usagée de faire du stop pour s’encanailler avec des mamelouks carthaginois! Faut dire qu’elle n’est pas sensée casser trois pattes à un canard et qu’elle est toujours fringuée comme un cane qui va à vêpres. Des rumeurs vous dis-je !
Mais c’est bien sûr, ou plus exactement des cancans à mettre sur le dos de canards voués à la perte de ce vieil implant mammaire au cœur de la basse-cour gouvernementale car, comme dit encore un proverbe pour qualifier une situation totalement burlesque : quand les canes sont aux champs les premières sont devant.
Cependant, il faut toujours se méfier d’une gentille mamma habituée à danser le mambo : elle peut se transformer en mamba, serpent venimeux s'il en est, car ce n’est pas le fient de ses canes qui l’étouffe. C’est ce que le petit Nicolas a cru (quoique il ait arrêté sa croissance depuis longtemps) en nous jouant un tour de flûte à sa façon pour nous conter en cancanant la fable du remamiement ministériel…
Mais Piffuitt n’en dira pas plus car, en haut lieu, la vérité si je mens, certains prennent les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages. Mama mia s'écria l'imam qui recevait Mam à Noel, le croissant entre les dents, lors d'un petit déjeuner.
Donc motus quand la cane pond !
Le pire est de tromper sa femme, comme le montre l'atroce cane.
Rédigé par : E_mmanuel | 27 mars 2011 à 14h33
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Rédigé par : Molly | 10 juillet 2011 à 09h50
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Rédigé par : Piff | 10 juillet 2011 à 13h09