C’est la dernière mode : un repas de sushis le samedi soir chez des amis.
Il faut être japonais niais pour refuser une telle proposition sous prétexte que les poissons sont contaminés par une, et deux et trois explosions d’un réacteur nucléaire à Fuckishima . Fuck...qui ?. « Vous reprendrez bien un peu de sushis ? »
A la question posée par vos hôtes qui vous proposent de manger à la baguette, vous ne pouvez pas refuser. Pensez à cette évidence : les poissons sont pleins d’iode, la meilleure parade contre la contamination radioactive, selon les experts qui espèrent dire vrai.
C’est saké fort, les sushis sont les seuls plats diététiques.
Fini le couscous avec un mouton plein de béri-béri, finie la choucroute avec un porc porteur de tenia, bourré d’hormones et de pesticides, finie l’entrecôte infestée par la vache folle, fini le maïs bourré d’OGM, fini ces mets frelatés distribués par les grandes enseignes ou les restos de la mal-bouffe, finis ces kebabs qui nagent dans la crasse ambiante ou ces hamburgers qui vous envoient ad patres quand ils sont décorés par cet adorable escherichia coli qui hante les mains mal lavées de ceux qui nous font c….
Désormais, place aux sushis pur iode et 100% naturels, puisque la radioactivité fait partie de notre environnement "naturel".
Notre amie Anne Aliboron, la grande prêtresse du bizness nucléaire en France, nous rappelle avec à propos que le nuage de Tchernobyl stagne toujours à nos frontières, arrêté vaillamment par nos fiers soldats prêts à abreuver nos sillons d’un sang impur. En aucun cas l’explosion d’un réacteur à l’arrêt ne correspond au scenario de Tchernobyl, réacteur qui a explosé en marche.
Les irradiés de ces deux types d’explosion nucléaire analyseront la subtilité de traitement et, comme dit la pub : « feel the difference ! » ...
Alors que son enclos se situe dans un rayon illico contaminé en cas d’explosion de la plus proche centrale, inondée à chaque grande marée et qui s’enfonce chaque jour de quelques millimètres dans le marais sur lequel elle a été construite, Piffuitt a déjà organisé un menu spécial à l’ intention de ces heureux élus par l’éclair nucléaire : caviar et vodka pour les uns, sushis et saké pour les autres.
Avec ses congénères rescapés putatifs d’un improbable accident catastrophique (pas en France voyons!), Piffuitt se prépare à un festin de magret sans simagrées arrosé par un Saint-Estèphe dont le territoire est aux premières loges pour être boosté en cas de pépin (sic) de la centrale rebaptisée Tchernoblaye, c’est dire sa réputation ! Crabes unijambistes, phytoplancton en voie de disparition, huîtres de Marennes-Oléron en voie d'extinction curieusement contaminées par un courant pollué qui remonte de la Gironde, et autres peccadilles... nous en disent plus long que les discours des experts inspirés.
"Allons donc vous reprendrez bien un peu de sushis?". Merci sans façons...
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