Parmi ces cris stridents qui stridulent la forêt, ceux du rouge gorge profonde zèbrent la nuit d'une stridence stressante alors que, dans la journée enchalumée par un soleil inhabituel, les canassons hennissent en cadence à chaque fois où manque une portion de picotin.
Tous ces animaux, dont certains défilent sous des porches mal éclairés ou se défilent en jouant les filles de l'air en exhibant une senteur de jasmin pas frais, sont déjà tous en train de battre la campagne pestilentielle qui précède 2012 et ses miasmes délétères, ses ragots de bigots et ses brèves de comptoir. Alors qu'ils n'en finissent pas de se répandre dans le caniveau et que les remugles des fossés asséchés par les voix de faussets des nantis- soi-disant spoliés par le fisc- ,se joignent aux effluves des premiers parfums du printemps, tous ces fiers à bras exhalent dans la lande avec ces fillettes en fleurs une odeur de musc à des années lumière des piquettes exsangues dopées aux hormones qui dénaturent les gueules d'atmosphère des bars atteints par les festayres du samedi soir.
Dans ce concert déconcertant et ces concertos levés de bon matin, Piffuitt déambule doctement, dodelinant de la tête en avant en arrière, se haussant du col de droite à gauche sans jamais passer par le centre, attiré parfois par les extrêmes qui ne lui font guère de peine, grattant sporadiquement le sol de ses palmes si peu académiques qui lui donnent une attitude marine, détricotant ce qu'il a fait naguère comme un cosaque du Don qui ne sait plus très bien à quel Tsar cosy se vouer.
Ainsi vont les canes à sons des basses-cours qui se fourvoient avec les canettes du festival, qui déambulent dans la haute cour, court vêtues comme des midinettes en mal de mâles.
Ces canes à son de cloche convergent à Cannes sans son ni dahlia. Elles n'ont guère d'oreille pour écouter les sages conseils des canards boîteux qui n'ont plus de voix et s'égarent dans des voies sans issue, aussi impénétrables parfois que celles du saigneur qui attend les petites filles au coin du bois.
Comme dirait Piffuitt, la palme, c'est le pied.
Rédigé par : E_mmanuel | 13 mai 2011 à 23h59
E-manuel mon cher, vous avez la main leste pour mettre de l'huile sur le feu avec la première et, quant au second, j'évite de dire quelle est sa destination à tout coup...pour épargner les tendres oreilles de nos canetons
Rédigé par : piffuitt | 12 juin 2011 à 15h37