Piffuitt a repéré dans "coquins de quotas", des quotas à deux vitesses selon que vous soyez riches ou misérables . Egalement décervelés par la publigande les premiers arrivent à conserver le peloton des élites et les seconds malgré une tardive "discrimination positive" n'y parviennent guère et c'est la guerre entre les deux clans aux quotas inéquitables.
Piffuitt décortique maintenant les toquards et les quotas, tous coquins comme cochons.
Il se trouve en effet plus de motivés de la défonce dans ces banlieues cosmopolites et ces lieux en déshérence que dans le triangle magique de cette NAP (Neuilly-Auteuil- Passy) bien mise.
En conséquence sur les terrains divers et avariés proposés à ces pauvres toquards, les malheureux visages pâles, s'ils réussisent sur le terrain des jobs à responsabilités bonussés par des primes et des salaires à six zéros mini, n'ont que faire de mouiller le maillot sur un terrain de sport.
Est-ce vraiment si évident car, à ce compte là, les terrains de rugby sont rarement parsemés de gueules noires ou de petits beurs frais écrémés par la filière sportive au sein de ce sport dit de "gentlemen" frappeurs ?
Alors que se passe-t-il vraiment dans le foot où s'affrontent de véritables mercenaires sponsorisés par des ultra-capitalistes de tous bords, avides de faire du fric en attirant des graines d'exclus à qui ils font baisser leurs frocs et des élites en frac dans les loges des VIP?
Ces bienfaiteurs profitent de la misère humaine au sein de laquelle ils sélectionnent des enfants démunis dans des favelas, des ghettos ou des banlieues pourries. Ils sont très tôt sevrés et derechef soumis et apatrides afin de les formater à devenir les hérauts d'un spectacle qui captive, à chaque match, plus de quatre milliards d'hâves individus avides d'exploits auxquels ils peuvent s'identifier facilement pour leur faire oublier, l'espace d'une partie, leur condition d'esclave. Au grand profit des magnats fats de la fifa qui s'engraissent à chaque compétition et font fi fatalement des pauvres gosses en se gavant sur leur dos après les avoir plongés dans un cycle bien réglé : zéro, héraut, héros, éros, zéro.
Dans ce sport à l'audience mondiale,sur le terarin comme dans les gradins, il y a bien plus de spectateurs indigents à la couleur de peau plus foncée que de blancs riches, aisés et reconnus pour autre chose que leur talent pour les passements de jambes balle au pied.
Piffuitt émet donc l'hypothèse que pour devenir un as du foot, il faut n'avoir que cette opportunité pour émerger à la une des people. Dès lors toute honte bue, le sentiment d'appartenance dont font preuve les vieux français revendiquant la francisque de Clovis, les oblige à se contenter d'une honorable place dans une société qui les reconnaît et une notoriété de bon aloi.
Par contre, pour beaucoup de gens méprisés, voire rejetés ou en butte aux autorités, la seule façon de se démarquer est d'en faire des tonnes afin d'être repérés puis gavés à satiété pour ensuite espérer apparaître en pleine lumière...
La motivation intrinsèque des laissés pour compte, boostés par leur soif de revanche, gavés de rage et ayant muté leur désespoir en désir de reconnaissance, explique alors que, comme dans les antiques jeux du cirque dont le besoin reste toujours vivace pour le bon peuple et le moins bon, seuls les exclus ont une chance de briller et d'être reconnus par César.
In fine tous savent que le pouce de l'Empereur peut les rejeter dans le néant selon son bon plaisir. Néant et mépris dans lesquels ils retourneront quoiqu'il arrive -à quelques exceptions près (Zidane, Platini)- car le peuple, dans sa configuration ordinaire, est souverain: souverainement méprisant, impérialement raciste, délibérément xénophobe, profondément rejetant pour tout ce ce qui est étranger et parfaitement aliéné à ses démons: l'égocentrisme, la pleutrerie, l'incompréhension, la rigidité, l'intolérance, l'agressivité....
Autant de vertus développées à la fois par l'iconographie de l'éducation et les sagas de la télévision. Chacun est aussi impérieusement dénigreur de tout ce qui ne ressemble pas à la norme moyenne. En outre, chacun suspecte l'élite, quelle qu'elle soit, de toutes les magouilles et de toutes les turpitudes. Or parfois, le coquin de sort met sous le feu de l'actualité, embrasée par des medias sans frontières ni limites, des événements inconcevables qui lui donnent excellemment raison...
"La caque sent toujours le poisson" dit un vieux proverbe. Nous sommes poussière et resterons poussière, de même que notre cerveau, ses fantasmes et ses perceptions, n'ont pas bougé depuis la préhistoire alors que les toquards se révèlent pires que les coquins, et les coquins pires que des toquards les plus pourris du 9.3..
Triste fatalité : le berger devient à l'image de ses moutons les plus dévoyés....
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