Le gouvernement vient de confier à Piffuitt, PDG de Marquis de Sade ® le soin d’établir les nouvelles taxes qui permettront à l’Etat de combler ses divers déficits avant l’hiver.
Selon le principe qu’il vaut mieux puiser des tonnes d’eau dans l’Ocean des pauvres plutôt que quelques gouttes dans le puits des riches, voici donc les produits de première nécessité qui causent tant de tort à la santé des Français.
Les tabacs, alcools ayant été pointés en tête de liste depuis longtemps, et les sodas plus récemment, nombre d’autres produits apparemment banaux cachent des effets délétères préjudiciables au trou de la sécurité sociale. Il est donc temps de culpabiliser les populations concernant des comportements à risques qui, quoique séculaires, n’en sont pas moins dommageables pour la santé de tous et creusent le trou de la Sécu... Tout le monde a compris l’alibi libidineux qui se cache sous cette argutie ? Voici donc ces produits à taxer.
Alors tant pis pour les intempérants qui consomment du sel : c’est une source reconnue par tous les experts Diafoirus convoqués ex abrupto pour reconnaître le risque majeur encouru .
Le sel sera taxé à 400%. Puisque les consommateurs ont déjà pris l’habitude de prix prohibitifs avec le sel de Guérande, de Ré ou de Camargue, ils pourront être fiers de consommer du sel de cuisine en faisant leur devoir civique.…La gabelle est enfin restaurée : « Vive le roi dec.. qui, sur son trône… », chantait Renaud…
Deuxième produit phare de cette liste : le sucre, sous toutes ses formes qui, lui aussi, sera taxé à 300%, ainsi que tous les produits qui en contiennent comme les produits sans sucre saupoudrés d' ersatz tout aussi nocifs ou les succédannés hors de prix.
Troisième produit qui s’épuise et doit être protégé : l’eau du robinet peut être allègrement taxée à 200%. C’est une mesure égalitaire qui, indiscutablement, pénalise les riches qui ont des piscines, d’autant qu’une taxation progressive exponentielle et logarithmique devrait être véritablement dissuasive pour les produits aqueux. Johnny sera invité fournir le slogan qui permettra de populariser cette taxe. Pour que celle-ci produise l’effet attendu, il faut bien entendu que les eaux de source vendues en bouteille soient également taxées...
Tout ceci est bel et bon mais le chef d’oeuvre imposant (sic) de Piffuitt est encore en suspens: c’était dans l’air, c’est maintenant une réalité. Mais c’est bien sûr ! Cet air que nous respirons... il faut le taxer ! La pollution est la cause de bien des maux : allergies, cancers, rhumes , bronchites et maladies pulmonaires en tous genres… Elle est depuis longtemps mesurée dans tous les coins de l’Hexagone et même dans les recoins les plus reculés où retentissent les coins-coins des congénères de Piffuitt qui s’essoufflent avec cette damnée pollution.
Il suffit donc de créer une taxe proportionnelle à la pollution de l’air respiré. Il est même possible d’individualiser cette nouvelle taxe. Les forces de l’ordre peuvent compléter leur équipement, outre un éthylomètre, avec un aéromètre qui détecte la pureté de l’air dans les poumons et, selon un barème encore à établir, tout contrevenant expirant un air trop pur ou trop pollué sera taxé.
Un permis de respirer sera délivré à chaque citoyen dès sa naissance et un point lui sera retiré à chaque fois où l’air ne sera pas conforme à la moyenne normale de son lieu de résidence. Des stages de récupération de points seront organisés pour apprendre à respirer et à économiser l’air alentour.
Une récompense sera attribuée à tous ceux qui réussiront à vivre en apnée.
En attendant, Piffuitt, qui ne manque pas d'air, étudie le prochain TTC (Train de Taxes Contestables) et vous le fera savoir bientôt.
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