Avec ce nouveau paulémic victor sortant du fond des âges, igloo , igloo, igloo... il ou elle ne savait dire comment faire pour aborder autrui, dont le genre apparaissait pour le moins informulé.
Un peu déboussolé il ou elle se demandait de quel genre était ladite boussole en l'attente du diktat des augures qui ne faisait pas l'oncle d'un doute, mais perturbait grandement les têtes pensantes comme les crânes chenus des élites qui ne savaient plus à quel sein se vouer dans le saint des saints et dont le sexe indistinct les avaient rendus perplexes au sujet de celui des anges et dont chacun continuait de sonder le mystère et la miss terre à terre qui n'y gomprenait goutte.
En perdant Nord et Sud notre héros, au sexe devenu aléatoire en fonction des circonstances et du drôle de regard dont chacun l'affublait, décida de renforcer son identité qui devint dans son esprit résolument masculine, dans une opposition lexicale qui le rendit perplexe, alors que ses formes pulpeuses montraient l'inverse et que les hormones qui l'envahissaient basculaient d'un côté puis de l'autre au gré des érections qui l'agitaient pendant les élections qui faisaient battre son coeur.
Mais pourquoi diable alors cet esprit devrait il rester mascuiin ( cette question lui faisait perdre un noeud) alors que ses pensées étaient résolument féminines et que son cerveau n'avait ni dieu ni maître: tantôt mâle, tantôt bien, tantôt neutre, tantôt bi et bis comme du bon pain?
En approfondissant son état d'esprit en tas des pris qui croyait prendre, lequel composait sa réflexion, notre héros hétéro, bi et ambivalent, se transforma illico en égérie. Des pleurs se déclenchèrent en même temps que des larmes coulèrent à flots et derechef en vagues qui affluèrent conjointement sur son visage en dégoulinant sur sa face.
Immédiatement l'un fut envahi et l'autre dévastée par des goutelettes de sueur et de sang mêlés et délayées, puisque l'accord grammatical doit être sélectif pour distinguer le masculin du féminin quand bien même le sujet pensant serait moins irrésolu voire franchement plus ambigu, surtout en pansant ses plaies et les bosses du boss...
Devenant en même temps, et à la même seconde, un résumé et une synthèse d'un conte à dormir debout et d'une histoire sans queue ni tête (quoique chef d'oeuvre aqueux d'ineptie au sens digne du Sphinx, dans un cerveau aux hémisphères ambivalents, l'un féminin, l'autre-masculin, qui résonnent ensemble en miroir dans un ballet de séduction-répulsion comme chacune des cellules vivantes d'ailleurs qui dansent la gigue digue-dongue-dingue pour nous mieux déboussoler les âmes fragiles et les esprits torturés). Dès lors, notre drôle de genre subitement indéfini, quoique équivoque comme un archevêque, se mit en devoir d'associer l'une et l'autre dans un même élan vital.
Ainsi naquit un maître queux admiré comme une tête pensante par tous les gueux et un maître étalon faisant autorité, dont le pouvoir et la puissance furent reconnus pour l'un et méconnus pour l'autre, en vertu d'un espèce de genre informe et d'une espèce de forme pleine de charmes et de promesses pour l'humanité entière et ceux qui la composent.
Tous se sentirent subitement sens dessus dessous au fil des émois et des rencontres puis bientôt sans dessus ni dessous, dans une sorte d'intégration des contraires permanent et de choix aléatoire auquel il est difficile d'adhérer sans crise de foi ni prise de tête.
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